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Économie – Social

Dijon : les pompiers qui vivent à la caserne du Transvaal vont-ils devoir quitter les lieux ?

mardi 17 avril 2018 à 19:47 Par Anne Pinczon du Sel, France Bleu Bourgogne

Dijon Métropole voudrait récupérer les 14 logements qui sont occupés gratuitement par des pompiers à la caserne du Transvaal à Dijon. En attendant de trouver une solution, la métropole a diminué de 191 000€ la somme allouée aux pompiers. Une décision qui inquiète le président du SDIS.

© Radio France - Anne Pinczon du Sel

Dijon, France

Le président du SDIS (service départemental d'incendie et de secours) dénonce "une situation ubuesque" et "une aberration." En 2017, Dijon Métropole a décidé de ne pas verser 191 000€ sur les 8 millions 300 000€ qui avait été votés pour les pompiers. C'est pour, en quelque sorte, récupérer un loyer sur les 14 logements de la caserne du Transvaal. 

Ces 14 logements, ils sont occupés gratuitement par des pompiers qui ne sont pas forcément en service, mais qui peuvent être appelés en renfort et sont mobilisables très rapidement en cas de besoin. Un "héritage historique" que la métropole ne peut plus se permettre d'assumer, d'après Jean-Patrick Masson, l'adjoint en charge du dossier. 

Une alternative trop lointaine et coûteuse pour les pompiers 

Dijon Métropole voudrait installer dans la caserne des associations et des syndicats. Elle voudrait donc récupérer les logements, et en 2016, Jean-Patrick Masson a fait une proposition pour reloger les pompiers, "mais dans des logements qui sont à 5 minutes à pied de la caserne, ce qui est beaucoup trop loin en cas d'intervention", précise Vincent Dancourt, qui a décliné l'offre. De plus, ces logements auraient été payants, ce qui n'est pas le cas de ceux de la caserne. 

Face à ce refus, la métropole a pris la décision de couper dans le budget, et de ne pas verser la somme de 191 000 euros qui correspond au loyer de ces 14 logements. "On ne cherche pas à nuire à la capacité d'intervention des pompiers, évidemment. La somme que nous n'avons pas versée, comparée au budget total, on est dans l'épaisseur du trait, on ne coupe pas les vivres au SDIS" explique Jean Patrick Masson. 

Mais pour Vincent Dancourt, c'est au contraire un gros manque à gagner pour "un SDIS assez économe comme celui de la Côte-d'Or". Il a décidé de saisir la préfète pour que la somme qui a été votée soit versée aux pompiers.