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"C'est un assassinat" : les salariés et élus sonnés suite à l'annonce la fermeture de Bridgestone à Béthune

- Mis à jour le -
Par , , , , France Bleu Nord, France Bleu

Les réactions sont nombreuses après l'annonce ce mercredi de la fermeture de l'usine Bridgestone de Béthune en 2021. 863 emplois sont concernés. Salariés et élus s'indignent de la décision du groupe japonais, qui fabrique des pneus.

Bridgestone supprime 863 emplois à Béthune
Bridgestone supprime 863 emplois à Béthune © Radio France - Claire Mesureur

L'annonce de la fermeture de Bridgestone (863 emplois) à Béthune ce mercredi 16 septembre 2020, provoque une onde de choc sur place. Le président de la région des Hauts-de-France Xavier Bertrand a bouleversé son agenda pour se rendre sur place, "on va monter le son" dit-on dans son entourage. Toutes les réactions à lire ici. 

Xavier Bertrand rencontre les salariés

Une réunion de crise était organisée à 13h en mairie de Béthune avec le maire Olivier Gacquerre, le président de la Région Xavier Bertrand et les organisations syndicales. Xavier Bertrand qui a ensuite rencontré les salariés de Bridgestone. 

Les salariés écœurés

La nouvelle de la fermeture de l'usine a été annoncée ce mercredi matin aux salariés de Bridgestone à Béthune. "Les bras m'en sont tombés (...) On savait que l'usine ne tournait pas comme il fallait, mais de là à fermer définitivement" comment, amer, David. Cela fait 20 ans qu'il travaille pour Bridgestone; "_Je me voyais finir mes jours ici avant la retraite (...) 53 ans repartir  à zéro, franchement, c'est un sacré défi à releve_r".

Le couperet qui tombe comme ça, j'en reviens pas encore. - David

Le syndicat FO évoque "un coup de massue"; "On pensait à une réorganisation mais pas à une fermeture", commente Christophe Bouttmy, délégué syndical Sud. "Cela fait plus d'un an qu'il n'y a plus beaucoup de travail, on sentait la chose arriver", constate Stéphane Lesix, secrétaire CFDT du CSE, racontant l'assèchement des investissements ces dernières années.

Une fermeture "brutale"

Dans un communiqué commun, le gouvernement et la région des Hauts-de-France dénoncent la "brutalité, la pertinences et les fondements" de l'annonce. Ils réclament "des scénarios alternatifs". 

Le communiqué de la Région des Hauts-de-France et du gouvernement
Le communiqué de la Région des Hauts-de-France et du gouvernement

"Tout sera fait pour préserver les emplois", promet Gérald Darmanin

Le ministre de l'Intérieur et ex-maire de Tourcoing, Gérald Darmanin, dénonce lui aussi "l'annonce inacceptable de la fermeture du site" de Béthune. Et promet, "Tout sera fait pour préserver les centaines d'emplois concernés."

"On se sent humiliés", explique le maire de Béthune

Olivier Gacquerre, le maire de Béthune, sous le choc après cette annonce, "On se sent humiliés vraiment, parce que depuis plusieurs années nous avions des contacts avec le groupe [...] Et aujourd'hui on nous annonce brutalement que c'est fermé [...], je trouve ça vraiment violent.

Sur Twitter, l'élu a réagi en évoquant "une annonce brutale". "Mon cœur saigne vraiment", ajoute-t-il. 

Une demie-surprise pour la députée de Béthune

Les salariés et les élus parlent de "coup de massue" après l'annonce surprise de cette fermeture mais la députée Modem de Béthune Marguerité Deprez-Audebert parle elle d'une "demi-surprise". Selon elle, on savait que l'usine allait mal. L'an dernier, les salariés avaient voté à 60% contre le "pacte de compétitivité" proposé par la direction et qui prévoyait, entre autres, une hausse du temps de travail hebdomadaire de 32 à 34 heures. Voter l'accord n'aurait peut-être pas permis de sauver le site mais l'issue aurait peut-être été moins douloureuse : «  Je ne pense pas que le fait de voter cet Acte de Performance Collective aurait suffi à sauver l’usine mais ça aurait été un bon signal envoyé à la direction. Ça aurait obligé la direction européenne à prendre en contre la bonne volonté du personnel de contribuer au redressement de l’usine ». « Plutôt que de toujours parler de préservation de l’emploi, il aurait fallu avoir le courage de restructurer l’usine au prix d’une réduction du personnel, et on n’en serait peut-être pas là aujourd’hui. » détaille la députée Modem.

"Une catastrophe" pour le président du département

Jean-Claude Leroy, président du Conseil départemental du Pas-de-Calais, évoque lui "une véritable catastrophe à l'échelle de notre département". La fermeture de cette usine emblématique du Béthunois est le résultat d’un sous-investissement sur le site." dénonce Jean-Claude Leroy dans un communiqué.

Le secrétaire d'État nordiste Laurent Pietraszewski dénonce lui aussi la décision prise par la direction du groupe sur Twitter. 

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal parle, lui, d'une entreprise qui "a été incapable d'instaurer les conditions d'un dialogue social sain".

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