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Disparition de Maeva : un rassemblement pour "faire bouger les médias"

Par Arnaud d'Arcy, France Bleu Gard Lozère samedi 21 mars 2015 à 18:18

Jocelyne et Jean-Claude, les grands-parents de Maéva
Jocelyne et Jean-Claude, les grands-parents de Maéva © Radio France

Proches ou anonymes, une centaine de personnes se sont réunies ce samedi après-midi sur l'esplanade de Nîmes. Disparue depuis le 18 février, la jeune gardoise de 17 ans n'a toujours pas donné le moindre signe de vie. La famille se sent isolée.

 

"Cela fait du bien de voir cette solidarité". Les premiers mots de Béatrice Lorme, la maman de Maeva, sonnent comme un soulagement. Malgré la pluie et le froid, des dizaines de personnes ont en effet pris le temps de se déplacer pour exprimer leur soutien. Réfugiés par grappes sous des parapluies, certains participants portent des T-shirts sur lesquels est imprimé le visage souriant de Maeva avec ces mots "Maeva on t'aime, Reviens" .

Proches de la famille ou simples anonymes, tous espèrent que ce rassemblement sera déterminant.

Dans le rassemblement

Jean-Claude et Jocelyne (notre photo ) portent donc sur la poitrine, le portrait de leur petite-fille. Au travers de ce rassemblement, les grands-parents font un appel du pied à Maeva : "la porte est entièrement ouverte, tu peux revenir !" s'exclame Jocelyne. Et même si, plus d'un mois après sa disparition, l'incompréhension règne dans les esprits de ses proches, "aucune question ne lui sera posée si elle revient. On ne cherchera pas à comprendre à tout prix, on la laissera en paix", assure son grand-père.

Se servir des médias pour la rassurer, lui donner envie de revenir, c'est la nouvelle approche que tente d'appliquer sa mère. Béatrice Lorme en est persuadée : "Maeva est encore vivante". Mais pour l'instant rien n'a abouti. Les maraudes, les affiches placardées dans les rues, la mobilisation sur les réseaux sociaux, autant d'initiatives qui n'ont donné aucun résultat pour le moment. Même la brigade des mineurs, qui s'occupe du dossier, reste sans réponse.

Par le biais de la presse, Béatrice veut donc trouver un écho suffisant qui arriverait jusqu'aux oreilles de sa fille, et "que tout cela prenne de l'ampleur pour, qu'au moins, elle nous donne un signe de vie." Le message est envoyé.

 

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