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Exporter et diversifier, la recette gagnante de l'entreprise sarthoise Fimor face à la crise sanitaire

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Par , France Bleu Maine

Elle a su résister à la crise sanitaire : l'entreprise Fimor basée au Mans s'attend à finir l'année 2020 avec un chiffre d'affaires à peine en baisse. La diversification de ses activités, notamment à l'export, lui a permis de maintenir l'essentiel de son activité.

L'entreprise Fimor basée au Mans sort plutôt solide de la la crise sanitaire
L'entreprise Fimor basée au Mans sort plutôt solide de la la crise sanitaire © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

C'est une entreprise sarthoise qui, contrairement à beaucoup d'autres, résiste plutôt bien à la crise du coronavirus. Fimor, basée au Mans, s'attend à finir l'année avec un chiffre d'affaires à peine 2 à 5% inférieur à 2019. Le fruit d'une diversification de ses activités et marchés à l'export depuis dix ans qui lui ont permis de maintenir sans cesse une part de production.

"L'entreprise est née autour du marché de la sérigraphie, et on s'est ouvert à de nouveaux marchés depuis 10 ans qui représentent désormais la moitié de notre activité : le ferroviaire et le nettoyage (fabrication de composants en polyuréthane pour les machines utilisées par exemple pour les sols en grande surface)", explique Sandrine Ritoit, directrice commerciale. De quoi équilibrer les pertes économiques d'une filière qui s'effondrerait grâce aux autres.

Impact variable du coronavirus selon les filières

"On a une stratégie de _développement multi-marchés_, et certains se sont bien portés malgré tout cette année, comme celui du ferroviaire, ce qui nous a permis d'équilibrer", ajoute Arnaud du Grand Placitre, chargé du secteur ferroviaire chez Fimor. On a des secteurs comme la sérigraphie où 85% de notre production est exportée. À l'inverse, pour le ferroviaire, on est jusqu'à présent presque uniquement sur le marché français, mais on commence justement à exporter." 

"Sur notre activité sérigraphie, deux tiers se fait avec des clients en Chine et aux Etats-Unis qui ont été les plus impactés par la pandémie. On a eu une baisse de chiffre très significative, précise-t-il. On avait peur que le coronavirus stoppe certains contrats, et finalement non, _on a continué à livrer et à produire notamment en Europe_". "Grâce à notre diversification et au multi-marché, on a pu faire face à cette crise et maintenir une activité correcte cette année", se félicite Sandrine Ritoit. 

Renforcer l'export 

Si l'entreprise est déjà massivement impliquée à l'étranger dans certaines de ses activités, elle compte également s'y mettre pour la branche ferroviaire au niveau européen. L'entreprise est accompagnée par Team France Export. Un soutien essentiel pendant une année où les déplacements professionnels à l'étranger ont été plus que limités, et la plupart des salons ou événements annulés. 

"Impossible de prospecter de nouveaux clients nous-mêmes dans ce contexte, le développement commercial était très limité, explique Arnaud du Grand Placitre. La structure a des collaborateurs dans les différents pays donc ça facilite grandement la tâche". Une mission a par exemple été mise en place avec les relais de Business France en Espagne pour identifier des clients potentiels. 

Peu d'impact du Brexit

En parallèle de la crise sanitaire, le Brexit fait aussi craindre le pire à certaines entreprises françaises. Pas d'inquiétude particulière en revanche chez Fimor, qui n'a que quelques gros clients au Royaume-Uni. "On en a un important qui représente plusieurs centaines de milliers d'euros, dans le secteur du nettoyage, mais on ne dépend pas entièrement de lui, explique Arnaud du Grand Placitre. Le Brexit peut avoir un impact mais on est dans une situation assez floue, on ne sait pas ce que ça va donner dans les prochains mois. Pour l'heure, ce n'est pas le cas. Les commandes repartent même à la hausse depuis la fin d'année." 

"On voit surtout une gestion de stock pour l'instant, ajoute Sandrine Ritoit. On a des baisses ou montées de commandes qui sont plutôt des anticipations de stocks chez les clients pour rééquilibrer leur activité. Mais on n'a pas trop de conséquences aujourd'hui liées au Brexit"

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