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Économie – Social

Dordogne : l'inquiétude à Montpon-Ménestérol alors que 157 salariés des menuiseries Grégoire vont être licenciés

dimanche 19 août 2018 à 19:07 Par Emeline Ferry, France Bleu Périgord

157 employés des menuiseries Grégoire vont être licenciés, à Saint-Martial-d'Artenset. Un coup dur pour toute la région, notamment pour la commune de Montpon-Ménestérol.

157 salariés des menuiseries Grégoire vont être licenciés, à Saint-Martial-d'Artenset.
157 salariés des menuiseries Grégoire vont être licenciés, à Saint-Martial-d'Artenset. © Radio France - Emeline Ferry

Saint-Martial-d'Artenset, France

Les lettres de licenciement devraient être envoyées ce lundi. 157 des 410 salariés vont la recevoir. Depuis l'annonce de la reprise des menuiseries Grégoire par le fonds d'investissement Prudentia, les avis sont mitigés. 

C'est la moins pire des solutions qui a été choisie pour les employés, mais la vague de licenciements est inévitable. Alors les salariés attendent de voir qui va recevoir le courrier. "C'est une attente insoutenable, il y a de la colère et de beaucoup de pression chez les employés", explique Laurent Marzat, délégué syndical CGT de l'entreprise.

Difficile de retrouver un emploi dans le secteur

"Repartir à zéro, quand on a travaillé des années ici, dans le secteur, c'est compliqué. Comment on fait après ? _Quelles sont les solutions apportées ? Il n'y en a pas, il n'y a pas d'emplois sur le secteur_, ce n'est pas évident de refaire un CV, une lettre de motivation, repasser des entretiens d'embauche", estime-t-il, inquiet pour l'avenir de l'usine. 

S'il pense que certains retrouveront du travail, ce n'est pas le cas pour tout le monde. "On va leur demander s'ils sont mobiles. Mais pour les couples, le conjoint a un travail dans le coin, comment il fait ? _C'est difficile d'obtenir une mutation et il risque de perdre lui aussi son emploi_", ajoute-t-il.

Les gens en parlent, ils sont dégoûtés pour les salariés

Dans ce coin, à l'ouest du département, tout le monde se sent concerné par le sort des employés des menuiseries Grégoire. "On en parle beaucoup, c'est quand même une grosse entreprise dans le coin. Les clients en parlent, ils sont dégoûtés pour les salariés. On est habitués à cette entreprise et aux gens qui y travaillent", confie Christine, derrière le comptoir de sa pizzeria à Montpon-Ménestérol.

Tout le canton montponnais risque de subir les conséquences de la vague de licenciements. Les commerçants pourraient voir leurs ventes baisser légèrement, si des familles quittent le coin ou subissent une baisse de revenus.

Grégoire, le poumon de Montpon

Jean-Luc Porchet tient une des boucheries du village. Pour lui "Grégoire, c'est le poumon de Montpon". Alors il s'inquiète en voyant la mine déconfite de certains salariés qui sont ses clients. "Ils sont moroses. Ils sont en vacances, mais bon, être en vacances en sachant qu'ils ne vont peut-être pas retrouver leur boulot à la rentrée, c'est compliqué", dit-il.

Ce n'est pas la première fois que Grégoire est en difficulté

Pour d'autres, mieux vaut rester optimiste. Dans sa boulangerie à Montpon-Ménestérol, Didier Barré veut positiver. "Ce n'est pas la première fois que Grégoire est en difficulté. Ça a toujours été comme ça, il y a eu des passes difficiles, et à chaque fois, ils ont innové, ils se sont adaptés au marché et ça a repris. _Moi, je crois que ça va continuer, et peut-être même que ça repartira à la hausse_", analyse le boulanger.

Une fois les lettres de licenciement reçues, les salariés concernés seront convoqués pour des entretiens à partir du 29 août.