Économie – Social

Dordogne : après l'incendie de la supérette, Saint-Aulaye s'organise avant les fêtes

Par Morgane Schertzinger, France Bleu Périgord mardi 20 décembre 2016 à 18:45

Le  boucher de Ribérac viendra dorénavant deux jours par semaine, au lieu d'un seul, les mardis et vendredis.
Le boucher de Ribérac viendra dorénavant deux jours par semaine, au lieu d'un seul, les mardis et vendredis. © Radio France - Morgane Schertzinger - France Bleu Périgord

La commune de Saint-Aulaye, en Périgord vert, s'organise comme elle peut une semaine après l'incendie qui a ravagé la seule supérette du coin. Des commerçants ambulants, un boucher et une épicière, viendront plus régulièrement pour leur permettre de faire leurs courses.

Le Père Noël existe à Saint-Aulaye, bourg de 1 400 âmes, niché aux confins de la Dordogne et de la Charente. A quelques jours des fêtes de fin d'année, et alors que la seule supérette de la commune a pris feu la semaine dernière, des commerçants ambulants viennent prêter main forte.

►►► LIRE AUSSI : Dordogne : près d'une quinzaine de salariés au chômage technique après un incendie dans une jardinerie

Le 13 décembre, le magasin de jardinage et la supérette de Saint-Aulaye ont été endommagés par les flammes. - Radio France
Le 13 décembre, le magasin de jardinage et la supérette de Saint-Aulaye ont été endommagés par les flammes. © Radio France - Morgane Schertzinger - France Bleu Périgord

"On n'a rien... depuis que Carrefour a brûlé, ils sont fermés. Alors quand on est à pied et qu'on n'a rien pour se déplacer c'est pas drôle", s'exclame Jeanine, habitante de Saint-Aulaye. La vieille dame vient alors faire ses emplettes chez les commerçants au centre du village.

Le boucher de Ribérac passera deux fois par semaine

Parmi eux, Patrick Joubert, boucher à Ribérac. En fait, il n'y a plus de boucherie à Saint-Aulaye depuis quelques mois déjà. Alors, le maire a fait appel à un boucher ambulant. Patrick Joubert s'installe chaque mardi avec sa camionnette sur l'une des places du village.

Mais à partir de cette semaine, il viendra également tous les vendredis après-midi : "On voulait trouver une solution pour palier à cette fermeture par rapport aux gens qui n'ont pas de moyen de locomotion et qui ne peuvent pas se déplacer, pour avoir quelque chose au centre ville", explique-t-il.

Le boucher, formé à Saint-Aulaye, a dû aménager son emploi du temps et trouver "un créneau qu'il n'avait pas." "Comme je suis sur les marchés (de Mussidan, Saint-Astier, Périgueux et Ribérac, ndlr) tous les matins, on a opté pour l'après-midi." Les habitants de Saint-Aulaye pourront donc le retrouver dans le bourg le vendredi de 15 heures à 19 heures.

On a trouvé un pis-aller. Les services ambulants d'alimentation ne rendent pas les mêmes services que la supérette. Mais ça dépanne les habitants, c'est important
— Yannick Lagrenaudie, maire de Saint-Aulaye

Des produits de première nécessité à l'épicerie

Depuis samedi, l'épicière du coin vient elle aussi garer sa camionnette une à deux heures par jour sur la place du Champ de Foire à Saint-Aulaye. "J'essaye de rendre service", sourit Marie-France. "Je ne viens pas longtemps, parce que j'ai ma tournée, mais je viens pour dépanner", reconnaît-elle.

Marie-France installe sa camionnette bleue sur la place du Champ de Foire tous les jours quelques heures. - Radio France
Marie-France installe sa camionnette bleue sur la place du Champ de Foire tous les jours quelques heures. © Radio France - Morgane Schertzinger - France Bleu Périgord

Des services qu'apprécient les habitants de Saint-Aulaye, anciens clients de la supérette : "Pour faire nos courses, on doit aller jusqu'à Ribérac, La Roche Chalais ou Chalais...", soupire Jean-Bernard. "Là si ils viennent deux ou plusieurs fois par semaine, c'est impeccable, surtout pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer", renchérit Pierre, en attendant sa commande à la boucherie.

REPORTAGE | Les habitants de Saint-Aulaye s'organisent sans leur supérette