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Économie - Social

Dordogne : l'adieu aux lecteurs de l'Echo

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Par , France Bleu Périgord

Après 76 ans consacrés à l'actualité en Dordogne mais aussi en Limousin, le quotidien crée en 1943 par la résistance a fini de paraître ce mercredi. Les difficultés économiques et la crise de la presse papier ont eu sa peau. Il employait 42 salariés.

La dernière Une de l'Echo
La dernière Une de l'Echo © Radio France - Valérie Déjean

Périgueux, Dordogne, France

Ils sont quatre devant les bureaux de l'Echo Dordogne à Périgueux, quatre des sept salariés de Dordogne qui, ce mercredi soir, sauront à quelle sauce ils vont être mangés. Mais ils sont aussi sans illusions sur la suite. La publication a connu sa dernière parution ce mercredi, avec une Une sans équivoque.

Adieu aux lecteurs

Depuis la date même de sa création en 1943, l'Echo diffusé en haute Vienne, Creuse, Indre, Corrèze et Dordogne a toujours bataillé pour survivre. Mais au fil des années, le manque de lecteurs ou d'abonnés, de publicités ou d'annonces légales a plombé le quotidien. Il y a bien eu des souscriptions mais cette fois, cela n'a pas suffi. Une page se tourne et avec elle, un regard plus politique sur l'actualité du département. L'Echo fut longtemps le journal du parti Communiste avant d'élargir son champ d'action à une autre gauche. Isabelle Vitté, journaliste à l'Echo depuis 1999 n'oublie pas les luttes sociales suivies avec attention par l'Echo Dordogne, L'Escat ou la Poudrerie à Bergerac, les papeteries de Condat ou la fin des abattoirs Gaye à Terrasson-La-Villedieu.

Les locaux de l'Echo Dordogne devront être vides dès ce mercredi soir - Radio France
Les locaux de l'Echo Dordogne devront être vides dès ce mercredi soir © Radio France - Valérie Déjean

On est désemparés, extrêmement tristes

L'équipe de l'Echo Dordogne reçoit des messages de soutiens, des coups de téléphones de tous ceux qui attendaient chaque jour la parution de ce journal d'opinion. "On est désemparés, tristes, on laisse tellement de gens  derrière nous, nos lecteurs qui comptaient sur nous pour relayer leurs luttes et leurs combats. On a l'impression de les laisser orphelins, aphones. C'est difficile", explique Isabelle Vitté . 

Isabelle Vitté journaliste à l'Echo après l'annonce de de la fin du journal

Il doivent rendre les clefs dès ce mercredi soir

C'est d'autant plus difficile que le temps leurs est compté. La petite équipe périgourdine a su, en début de semaine qu'elle devait avoir vidé les bureaux dès ce mercredi soir. "On savait qu'on était en difficulté mais on n'imaginait pas que c'était à ce point-là", explique Philippe Jolivet, journaliste de 41 ans qui se retrouve sans emploi du jour au lendemain. "J'espère de tout cœur qu'il y aura une suite à l'Echo parce qu'on ne peut pas laisser sur le bord de la route des lecteurs qui ont besoin de l'Echo. J'espère que sous une forme ou sous une autre le titre se poursuivra."

Isabelle Vitté, Philippe Jolivet, Danièle Terroni et Natacha Cholet de l'Echo Dordogne - Radio France
Isabelle Vitté, Philippe Jolivet, Danièle Terroni et Natacha Cholet de l'Echo Dordogne © Radio France - Valérie Déjean

En attendant  de connaitre le sort que lui réserve le tribunal de commerce de Limoges ce mercredi soir, l'équipe fait ses cartons, range ses dossiers . Les locaux devront être vides à la fin de la journée. Chacun attendra ensuite sa lettre de licenciement. Pour Isabelle Vitté, c'est une drôle de sensation. "Les plans sociaux, les licenciements,  on en a tellement parlé chez les autres, on a raconté comment ça se passait et aujourd'hui, c'est notre tour, et on se sent très démunis." 

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