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Économie – Social

Dordogne : les salariés de la fondation John Bost dénoncent leur souffrance au travail

jeudi 26 juillet 2018 à 19:03 Par Benjamin Fontaine et Harry Sagot, France Bleu Périgord

Une soixantaine de salariés de la fondation John Bost ont débrayé pendant deux heures ce jeudi 26 juillet sur le site de La Force pour évoquer leurs mauvaises conditions de travail.

Les salariés ont stoppé le travail pendant deux heures à l'appel de la CGT.
Les salariés ont stoppé le travail pendant deux heures à l'appel de la CGT. © Radio France - Harry Sagot

La Force, France

La CGT a organisé deux heures de débrayage ce jeudi 26 juillet à la fondation John Bost sur le site de La-Force en Bergeracois. Une soixantaine de salariés sont venus manifester sous les fenêtres de la direction pour dénoncer une "souffrance au travail" dans cet établissement qui accueille essentiellement des handicapés mentaux, ou des personnes souffrant de troubles psychiatriques.

"J'aimerais que le côté humain revienne à sa place" - Mauricette une salariée

La Fondation compte plusieurs établissements mais à La Force, elle emploie près d'un millier de personnes pour 750 patients ou résidents. Selon la CGT le travail est de plus en plus lourd. Derrière le tract qui parle de souffrance ou de mal-être, le syndicat admet que ce sont des cas récents d'arrêt maladie et de tentative de suicide dans le personnel qui ont provoqué cette manifestation.

Mauricette parle plus directement d'un manque de personnel.  "Il nous arrive de travailleur seul l'après-midi. En terme de sécurité ce n'est pas adapté. Hier à cause d'un arrêt maladie j'ai travaillé le matin, le midi et le soir. Ils n'ont pas trouvé de remplaçant. Vous imaginez 14 patients tout seul ? Je travaille ici depuis 37 ans et j'aimerais que le côté humain revienne à sa place."  "Nous avons un médecin psychiatre pour 700 patients," ajoute Patrice. 

"Il n'y a jamais eu autant de professionnels auprès des résidents" - Christian Galtier

Le directeur de la fondation conteste ce manque de médecins. "Il n'y a jamais eu autant de professionnels auprès des résidents qu'il n'y en a aujourd'hui. Il y a moins de psychiatres mais plus de généralistes." Mais Christian Galtier ne conteste pas le mal-être d'une partie de son personnel. "On est dans un secteur qui consiste à soigne rles personnes en grande souffrance et on prend une partie de la souffrance de l'autre en accompagnant des gens qui souffrent." Une bienveillance pas vraiment convaincante pour les manifestants réunis devant la fondation.