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Économie – Social

Dordogne : les salariés des menuiseries Grégoire vont camper devant leur usine

mercredi 25 juillet 2018 à 19:11 Par Benjamin Fontaine et Valérie Dejean, France Bleu Périgord

Les salariés veulent alerter sur l'avenir de leur entreprise. Ils sont suspendus à une décision du tribunal de commerce de Paris qui doit désigner un repreneur.

Quoiqu'il arrive des emplois seront supprimés dans l'usine. (Photo d'illustration)
Quoiqu'il arrive des emplois seront supprimés dans l'usine. (Photo d'illustration) © Maxppp - Michael Lloyd

Depuis 18h ce mercredi 25 juillet, Laurent Marzat, élu CGT du comité d'entreprise de l'entreprise Menuiseries Grégoire campe devant l'usine de Saint-Martial-D'Artenset. Une occupation pacifique pour alerter sur l'avenir de cette entreprise de fabrication de fenêtres en bois et en PVC. Il devrait être rejoint ce jeudi matin par d'autres élus de son syndicat.

Deux repreneurs sur les rangs

La menuiserie qui emploie 436 personnes est en mauvaise posture. Elle a été placée en redressement judiciaire le 18 juillet dernier. Le sort de l'entreprise est désormais entre les mains des juges du tribunal e commerce de Paris. Après une audience ce mardi 24 juillet ils doivent désigner un repreneur pour le site périgourdin. On connaîtra la décision du tribunal le 8 août. 

Quoiqu'il arrive, le coup sera rude pour les salariés. Le groupe Lorillard , qui emploie déjà 950 personnes est intéressé mais a programmé l'arrêt de l'activité bois de Grégoire et ne veut pas abonder l'enveloppe du plan de sauvegarde de l'emploi. Si il reprend la main, il supprimera 210 postes. L'autre projet porté par un fond d'investissement, Prudentia. Il permettrait de conserver 260 emplois sur le site. Le repreneur a rajouté a l'enveloppe de quoi accompagner un peu le plan social.

Des jours difficiles pour les salariés

"Il y a un plan qui est meilleur pour nous mais perdre autant d'emplois je ne peux pas valider cela," dit Laurent Marzat. Les salariés vivent des heures difficiles comme l'explique Guy Bonneau, délégué du personne CGT. _"C'est tendu car on ne sait pas qui sera licencié et on ne sait pas avec quels critères."  _L'intersyndicale CFDT, CGT, Unsa a également demandé aux actionnaires, actuels propriétaires d'abonder l'enveloppe du plan de sauvegarde pour l'emploi afin que les salariés partent dans des conditions décentes. Chez Grégoire, 70 employés ont plus de 57 ans.