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Économie – Social

Dordogne : des élus écrivent à Emmanuel Macron pour tenter de sauver les papeteries de Condat

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Par , France Bleu Périgord, France Bleu

Des conseillers départementaux du secteur, ainsi que le président du département Germinal Peiro viennent d'envoyer une lettre à Emmanuel Macron. Ils veulent que le Président de la République s'implique directement pour que l'aide de 35 millions promise à l'usine soit validée par l'UE.

L'usine des Papeteries de Condat au Lardin Saint-Lazare
L'usine des Papeteries de Condat au Lardin Saint-Lazare © Radio France - Jules Brelaz

Lardin-Saint-Lazare, France

L'inquiétude des élus du canton de Terrasson et du haut Périgord est toujours plus vive. Ils viennent d'écrire à Emmanuel Macron pour évoquer l'avenir des papeteries de Condat au Lardin Saint-Lazare. 

600 emplois menacés

L'usine et ses 600 salariés sont plus que jamais menacés. Car l'Union européenne n'a pas validé pour l'instant le déblocage d'une aide pour faire baisser provisoirement le prix de l'énergie utilisée par l'usine.

Du coup, l'usine reste peu compétitive et serait plus que jamais menacée de fermeture à plus ou moins long terme. Pourtant, tout avait bien commencé. En décembre dernier, l'Etat avait promis 35 millions d'euros d'aide au groupe LECTA qui possède l'Usine du Lardin Saint Lazare. Objectif : lui permettre de faire baisser le prix de l'énergie qu'elle utilise. Et donc de rester compétitive face aux autres sites du groupe situés à l'étranger.

Le groupe espagnol propriétaire de Condat promettait dans le même temps d'investir 48 millions d'euros pour moderniser la structure.  Sauf que le 4 juillet dernier, la direction générale de la concurrence à Bruxelles a sifflé la fin de l'optimisme.

Inquiétude des syndicats

La direction générale de la concurrence à Bruxelles se dit pour l'instant défavorable à l'attribution de l'aide de 35 millions d'euros (même si le dossier est toujours à l'étude). Or, expliquent les élus du département dans leur lettre, il y a urgence à rendre l'usine rentable et à la moderniser face à d'autres sites à l'étranger qui profitent d'une énergie 30% moins chère.

Autrement dit les 600 emplois sont plus que jamais menacés. Sans oublier les emplois indirects. Au total, près de 1000 personnes vivraient de près ou de loin grâce aux papeteries de Condat. D'où la lettre envoyée directement au président de la République pour lui demander d'intervenir personnellement. Une initiative en tout cas saluée par la déléguée FO de l'usine, Patricia Canto : "Si le sommet de l'Etat s'investit, cela ne peut pas être mauvais pour nous" dit-elle, expliquant que les salariés de l'usine sont plus que jamais inquiets, même si la situation n'est pas nouvelle. 

De leur côté, les quatre députés La République en Marche/ Modem du Périgord ont publié un communiqué dans la soirée ce vendredi. Appelant à ne pas s'affoler. Et redisant leur mobilisation autour de ce dossier. Pour Jacqueline Dubois, députée LAREM du Périgord noir, ce n'est pas le moment de créer de l'agitation car le refus de l'Europe n'est que provisoire selon elle.

"C'est le message à la fois du courrier de la commission européenne, qui se termine en disant que la porte n'est pas fermée, qu'il faut retravailler le dossier et c'est le message du gouvernement lorsqu'il reçoit le patron de LECTA à Bercy, au ministère de l'économie. Nous sommes au mois d'août, ce n'est pas le moment de faire de l'agitation, c'est normal de travailler, le patron de LECTA s'est engagé à travailler son dossier ce mois-ci pour conquérir la confiance de l'Union européenne" explique la députée.

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