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Économie – Social

Dordogne : une nouvelle piste pour sauver les papeteries de Condat

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Par , France Bleu Périgord

L'annonce a été faite lors de réunion qui s'est tenue ce vendredi matin à la préfecture de la Dordogne. Lecta, propriétaire des Papeteries de Condat, ne va pas attendre la décision de l'Europe pour reconvertir sa ligne de production n°8 et construire une chaudière biomasse.

Les Papeteries de Condat emploient 530 personnes
Les Papeteries de Condat emploient 530 personnes © Maxppp - Jean-Christophe Sounalet

Périgueux, France

A l'issue de la réunion qui s'est tenue ce vendredi 6 septembre à la préfecture de la Dordogne, l'espoir semble renaître pour les 530 salariés des Papeteries de Condat. Le groupe Lecta, propriétaire du site, a annoncé qu'il n'attendrait pas la décision de Bruxelles pour lancer la reconversion de sa ligne de production numéro huit et construire sa chaudière biomasse. "Aujourd'hui l'entreprise va bien" estime Marc Glitta, le délégué ministériel aux restructurations d'entreprises. "Nous avons une réponse (de l'Europe) qui n'est pas totalement fermée. Mais ce que nous nous disons en la considérant, c'est que ça demanderait un temps très long qui est probablement trop long par rapport aux impératifs industriels de l'entreprise. Il vaut donc mieux explorer d'autres voies plus à même d'aboutir rapidement".

Rassurer les salariés

En décembre 2018, l'Etat s'était engagé à donner un coup de pouce à l'entreprise pour transformer sa ligne huit en achetant son énergie à hauteur de 35 millions d'euros sur trois ans. Mais la direction générale de la concurrence européenne s'y était opposée sous cette forme-là. Faute de réponse de Bruxelles sur ce dossier, Lecta met donc de côté cette option et va lancer ses investissements, l'Etat et la région Nouvelle-Aquitaine s'étant engagés à l'aider. "Aujourd'hui nous avons voulu rassurer les personnels de Condat" explique Andrea Minguzzi, le président de Lecta. Pour le groupe, investir dans Condat est une partie très importante du futur développement. Nous avons besoin de ces investissements, et nous avons besoin des produits qui vont sortir de cet investissement". Andrea Minguzzi se fait en revanche plus discrets sur les montants qui seront investis, sur le montant des aides dont il pourrait bénéficier et sur le calendrier des travaux.

Une soixantaine de salariés de Condat se sont réunis devant la préfecture - Radio France
Une soixantaine de salariés de Condat se sont réunis devant la préfecture © Radio France - Emmanuel Claverie

Cette réunion présente au moins l'avantage de savoir enfin où on va" Corinne Rey, secrétaire générale de l'Union départementale CGT

"Cette réunion présente au moins l'avantage de savoir enfin où on va" se félicite la secrétaire générale de l'Union départementale CGT de la Dordogne. C'était ce que nous réclamions depuis 2013 poursuit Corinne Rey. Qu'on commence par dire quel est l'avenir industriel de Condat, comment on rend la production de Condat concurrentielle et vendable sur le marché, et après comment on voit pour l'énergie. Depuis 2013, c'est l'inverse qui avait été fait , ce qui a abouti aux impasses dans lesquelles on s'est retrouvé.

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