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Internet : dans le Doubs, la grogne monte contre les installateurs de fibre

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Par , France Bleu Besançon

Le syndicat mixte Doubs Très Haut Débit (SMIX), gestionnaire du réseau fibre du département, dénonce le travail "mal fait" des installateurs de fibre optique, sous-traitants des grands opérateurs. Le SMIX lance une opération "Dé-STOC-age" pour mettre un terme aux interventions de ces sous-traitants.

Le syndicat mixte Doubs Très Haut Débit a lancé une opération "Dé-STOC-age" contre les sous-traitants qui installent la fibre.
Le syndicat mixte Doubs Très Haut Débit a lancé une opération "Dé-STOC-age" contre les sous-traitants qui installent la fibre. © Radio France - Rachel Saadoddine

Dans le Doubs, le gestionnaire du réseau de fibre optique, le syndicat mixte Doubs Très Haut Débit (SMIX), s'élève contre le système "STOC" - sous-traitance à l'opérateur commercial - qui consiste à faire intervenir des sous-traitants pour assurer l'installation de la fibre. 

Opération "dé-STOC-age"

Vendredi 26 février, le SMIX a lancé une opération "dé-STOC-age" pour mettre fin à l'intervention des sous-traitants. Denis Leroux, le président du SMIX justifie cette opération : "les sous-traitants sont mal formés, mal payés, mal équipés, résultat : ils n'installent pas correctement la fibre et abîment notre réseau pourtant tout neuf"

Exemple d'une armoire de rue contenant des câbles de connexion à la fibre dans laquelle des déchets ont été laissés par des sous-traitants installateurs.
Exemple d'une armoire de rue contenant des câbles de connexion à la fibre dans laquelle des déchets ont été laissés par des sous-traitants installateurs. © Radio France - Rachel Saadoddine

C'est pourquoi le président du SMIX a réuni, le 26 février, des élus (les sénateurs du Doubs Jacques Grosperrin et Jean-François Longeot et le député du Doubs Eric Alauzet) et des représentants de grands opérateurs, à la Tour-de-Sçay. 

Des sous-traitants mal formés, mal payés, mal équipés"

Parmi les principaux problèmes rencontrés par des utilisateurs ayant vu leur fibre installée par des sous-traitants : "des raccordements au mauvais endroit, l'utilisation de câbles de mauvaise qualité, des déconnexions intempestives, des dégâts matériels au domicile...", détaille Nicolas Guillaume, le créateur et patron de l'opérateur local et indépendant Netalis

Si les câbles sont trop tendus, ils peuvent se casser et la connexion sera donc interrompue. Ici un exemple de câble mal installé par un sous-traitant.
Si les câbles sont trop tendus, ils peuvent se casser et la connexion sera donc interrompue. Ici un exemple de câble mal installé par un sous-traitant. © Radio France - Rachel Saadoddine

Norbert Marteau habite à Naisey-les-Granges, à 25 kilomètres de Besançon. En 2020, sa connexion a été interrompue trois fois à cause du travail de sous-traitants venus connecter ses voisins à la fibre. "La première fois, internet a sauté et devant chez moi, j'ai vu un technicien qui bricolait dans l'armoire de rue où il y a tous les câbles, il m'avait débranché pour faire de la place et brancher une voisine", raconte Norbert. 

Un technicien a débranché ma connexion pour faire de la place à celle d'une voisine"

Une autre fois, un sous-traitant a cassé le câble assurant la connexion de Norbert en claquant trop fort la porte de l'armoire. "La fibre ce n'est pas comme l'ADSL, ce sont des fils en verre et pas en cuivre, donc c'est très fragile et il y a une marche à suivre pour ranger correctement le matériel dans les armoires de rue", détaille Nicolas Guillaume. 

D'après Norbert Marteau, tous les sous-traitants qu'il a vu défiler devant chez lui circulaient dans leurs voitures personnelles, n'ayant pas l'air de bien savoir ce qu'ils faisaient : "la troisième fois que ça a sauté, j'ai vu un homme seul un vendredi soir à 19 heures, il était sur une échelle sur un poteau, pour moi il prenait des risques"

L'Ubérisation du secteur des télécoms

"C'est une véritable Ubérisation du secteur des télécoms et forcément ça dégrade le service", estime Nicolas Guillaume. Un constat partagé par Denis Leroux, le président du SMIX qui souhaite interdire l'action des sous-traitants dans le département. 

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