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Économie – Social

LDC a présenté son offre devant le CCE de Doux

mardi 3 avril 2018 à 19:18 Par Simon Cardona, France Bleu Breizh Izel

Le groupe agroalimentaire LDC a présenté mardi 3 avril au siège social de Châteaulin son projet de reprise du groupe Doux. Ce dernier dépose ce mardi soir sa demande de liquidation judiciaire. Ce sera donc au tribunal de commerce de Rennes de choisir qui entre LDC et MHP reprendra Doux.

Le siège social du groupe Doux à Châteaulin (Finistère)
Le siège social du groupe Doux à Châteaulin (Finistère) © Radio France - Simon Cardona

Chateaulin, France

Il existe deux repreneurs pour le volailler breton Doux : l'entreprise ukrainienne MHP et le groupe sarthois LDC. Ce dernier a présenté, devant le Comité Central d'Entreprise (CCE) de Doux son projet. Son principal objectif : utiliser Doux pour repartir à la conquête du marché français et européen.

"La France importe 3 millions de poulet par semaine qui viennent principalement de Belgique et des Pays-Bas, analyse Denis Lambert, PDG de LDC. Aujourd'hui nous sommes en mesure de freiner ces importations. On arrive à rester compétitif sur le prix tout en maintenant une certaine qualité à LDC. C'est le projet que nous avons pour le site de Châteaulin."

Nous l'avons déjà fait ! - Denis Lambert, PDG de LDC

Dans son offre de reprise, le groupe LDC veut reprendre le site de Quimper (spécialisés dans les produits élaborés) dans son intégralité. Il souhaite aussi faire construire en 2020 une nouveau bâtiment à Châteaulin destiné à l'abattage et à la découpe de produits destinés à être transformés. 111 salariés à Châteaulin sont concernés par ce projet.

Denis Lambert, PDG de LDC et Gilles Huttepain, directeur de l'amont à LDC - Radio France
Denis Lambert, PDG de LDC et Gilles Huttepain, directeur de l'amont à LDC © Radio France - Simon Cardona

A la sortie de sa présentation devant le CCE, Denis Lambert est confiant : "On a fait la même opération il y a quatre ans à Séran. On a repris le site avec 60 personnes. On a commencé à produire 100 000 poulets. Aujourd'hui on en produit 380 000 et on a doit avoir entre 180 et 200 salariés sur le site."

Il y aura des dommages collatéraux - Nadine Hourmant, déléguée syndicale FO

Depuis longtemps, les représentants du personnel voulaient que l'entreprise Doux se tourne vers de la production de volaille fraiche ; le marché du poulet congelé étant trop concurrentiel. Mais Nadine Hourmant, déléguée syndicale Force ouvrière (FO) à Doux pour le site de Châteaulin, reste prudente : "On est demandeur de cette évolution. Mais ça ne va pas faire sans dommage collatéraux."

Doux placé en liquidation judiciaire ?

Le tribunal de commerce de Rennes rendra sa décision mercredi 4 avril, dans la matinée. Si Doux est bien placé en liquidation judiciaire, ce sera à ce même tribunal d'étudier les offres du volailler ukrainien MHP et de l'entreprise française LDC. Il aura ensuite un mois environ pour choisir entre les deux offres de reprise.