Économie – Social

Drôme : 80 saisonniers au chômage technique

Par Maxime Bacquié, France Bleu Drôme-Ardèche jeudi 31 décembre 2015 à 6:16

Pas un centimètre de neige à Font d'Urle
Pas un centimètre de neige à Font d'Urle © Radio France - Maxime Bacquié

La saison d'hiver commence mal pour les saisonniers. Aucun domaine skiable n'est ouvert dans les stations drômoises à cause du manque de neige. Les 80 saisonniers embauchés pour démarrer le 19 décembre à Font d'Urle et au Col de Rousset sont au chômage technique en attendant les premiers flocons.

La situation est critique en montagne. Pas un flocon de neige n'est tombé sur les pistes des stations drômoises depuis le 30 novembre dernier. Impossible donc d'ouvrir les domaines skiables le 19 décembre, comme c'était initialement prévu à Font d'Urle et au Col de Rousset. Pour l'ouverture de la saison, 80 saisonniers avaient été embauchés par le directeur des stations drômoises Marc Oboussier. Mais tant que la neige fera défaut, ces saisonniers devront patienter pour travailler. "On a le droit de reporter le début de la saison d'un mois au maximum", explique-t-il. "Le 19 janvier au plus tard, on sera donc obliger de les faire travailler".

"On leur doit 7 semaines de travail au minimum", M. Oboussier

3 saisonniers sur les 80 embauchés sont déjà au travail

En attendant l'ouverture officielle de la saison, seuls trois saisonniers sur les 80 travaillent sur les stations drômoises. "Ils élaguent, coupent du bois, pour que les pistes soient dans de bonnes conditions pour accueillir les touristes quand la neige arrivera," explique Marc Oboussier. "La plupart des saisonniers qu'on embauche sont du coin. Ils sont soit paysan ou bûcheron, ils sont donc habitués à ce genre de tâches".

"La plupart des saisonniers sont agriculteurs, forestiers ou bûcherons"

7 semaines de travail assuré

Même si la neige venait à manquer tout l'hiver, la loi oblige les stations à payer au moins sept semaines de travail aux saisonniers. Dans la Drôme, les 80 saisonniers toucheront cet hiver des salaires qui vont de 1.400 euros à 2.000 euros en fonction de leur ancienneté et de leur polyvalence.