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Économie – Social

Drôme : après un post Facebook pro-gilets jaunes appelant au blocage, un salarié d'Amazon licencié

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Par , France Bleu Drôme Ardèche, France Bleu

Un salarié d'Amazon à Montélimar a reçu une lettre de licenciement lundi 28 janvier. Fin novembre sur Facebook il avait félicité les gilets jaunes lors du blocage de son site de travail et il avait appelé au blocage.

Plateforme Amazon de Montélimar, dans la Drôme. © Radio France - Emmanuel Champale
Plateforme Amazon de Montélimar, dans la Drôme. © Radio France - Emmanuel Champale

Montélimar, France

Fin décembre, cinq employés d'Amazon à Montélimar ont reçu des convocations pour des entretiens disciplinaires. Leur faute : avoir soutenu les gilets jaunes qui ont bloqué à plusieurs reprises l'accès du site de l'entreprise dans la Drôme. Parmi ces salariés, une n'a pas pu se rendre à l'entretien, deux ont été convoqués mais n'ont pas été licenciés, un autre a reçu se lettre de licenciement lundi 28 janvier (nous n'avons pas encore de nouvelles du dernier employé). On lui reproche d'avoir soutenu le blocage de l'entreprise sur un groupe de gilets jaunes et même d'avoir incité à renouveler ce blocage.

Les écrits sur Facebook

Le 22 novembre cet employé écrit sur un groupe Facebook de gilets jaunes de la région de Montélimar : "Bravo à tous pour le blocage d'Amazon. Qu'est ce que j'étais content d'être bloqué en sortant du boulot. Vendredi ça va être Black Out Friday. Je me joins à vous quand je ne travaille pas. Bloquez tout".
Convoqué en janvier l'employé s'explique : "Je ne visais pas Amazon en particulier mais toutes les entreprises de Montélimar". Son manager témoigne en sa faveur et affirme que dans l'exercice de sa focntion, le salarié n'a jamais agi contre les intérêts de l'entreprise.

Les syndicats vent debout

L'employé a néanmoins été licencié cette semaine (nous avons eu accès au courrier) pour "manquement à l'obligation de loyauté", "dénigrement de l'entreprise", et "volonté de porter préjudice à la société". Des raisons valables selon la loi, il est contraire au code du travail d'empêcher le fonctionnement de son entreprise.
Mais les syndicats sont révoltés. Le délégué syndical CGT, qui l'a accompagné à cet entretien disciplinaire, explique : "il n'a pas appelé à bloquer précisément Amazon mais il a affirmé son soutien au mouvement. Dans ce cas-là on me licencie pour quelle raison ? Pour avoir encouragé le commerce de proximité, ce qui est contraire aux intérêts d'Amazon ?".

D'autres salariés convoqués non-licenciés

Seulement la jurisprudence n'est pas claire concernant l'expression sur Facebook par rapport à l'entreprise. Où se trouve la limite ? Amazon assure que cela n'a rien à voir avec la crise des gilets jaunes et que la société agit dans le cadre du droit du travail. Pourtant parmi les autres employés convoqués, un avait partagé sur son profil un appel explicite d'une page gilet jaune à bloquer Amazon. Il n'a pas été licencié. La CGT appelle à un mouvement de grève mardi 5 février en soutien au salarié pour réclamer sa réintégration, "mais pas à un blocage" ironise amèrement le délégué.