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Économie – Social

Drôme : un sursis pour les 53 salariés de BCBG Max-Azria à Mercurol

jeudi 7 septembre 2017 à 6:30 Par Nathalie De Keyzer et Mélanie Tournadre, France Bleu Drôme Ardèche

La filiale française du groupe américain de prêt-à-porter est en redressement judiciaire depuis mars. Ce mercredi, le tribunal de commerce de Romans a jugé une des cinq offres de reprise "sérieuse" mais elle doit être affinée. Une nouvelle audience est fixée au 27 septembre.

Tribunal de commerce de Romans-sur-Isère dans la Drôme.
Tribunal de commerce de Romans-sur-Isère dans la Drôme. © Radio France - Mélanie Tournadre

Une des cinq offres de reprise de la filiale française de BCBG Max-Azria a été jugée "sérieuse" par le tribunal de commerce de Romans-sur-Isère dans la Drôme. Ce mercredi, le tribunal a considéré cette offre "recevable" mais a néanmoins demandé un "complément d'information" sur le projet.

Une offre jugée "recevable"

Cette offre de reprise jugée « recevable» et « sérieuse » par le tribunal de commerce de Romans émane notamment de l'ancien PDG, aujourd'hui directeur financier et de deux autres cadres de l'entreprise.

Ils conserveraient les 11 boutiques autour d'une nouvelle marque, mais pas tous les emplois. "Une cinquantaine d'emplois seraient supprimés, notamment dans la logistique et l'administratif à Mercurol" explique Stéphanie Venitien, secrétaire du comité d'entreprise et déléguée du personnel.

Pas de quoi rassurer les 53 salariés drômois

Cette offre de reprise éviterait que les 138 salariés du groupe, dont les 53 présents au siège à Mercurol se retrouvent au chômage. Mais cela ne rassure pas pour autant les employés.

"J'ai du mal à croire en cette offre de reprise de l'ancien PDG, il est dans l'entreprise depuis 2010 et ça ne va pas mieux" explique Alain Mazallon, déléguée CFDT et employé dans la logistique à Mercurol depuis trente-six ans.

"Je ne crois pas en cette offre de reprise par l'ancien PDG"

"On a eu près de dix plans de sauvegarde de l'emploi en six ans, c'est anxiogène, les salariés veulent une fin de procédure et savoir où ils vont" Stéphanie Venitienin.

Alain Mazallon, employé depuis trente-six ans à Mercurol, est certain de perdre son emploi.

Une nouvelle audience fixée au 27 septembre

"On a perdu mille emplois en dix ans c’est grandeur et décadence quel gâchis !"

"On était plus de mille salariés à la grande époque de Manoukian et là au mieux on conservera à peine une petite centaine d'emplois, c'est vraiment un savoir-faire dans le textile que perd la Drôme" insiste Stéphanie Venitien.

Cette offre de reprise ne rassure pas les salariés drômois du groupe.

Les salariés attendent maintenant de savoir si cette offre de reprise sera acceptée. "Le projet est financé mais il manque des garanties aux yeux de l'administrateur judiciaire" explique la déléguée du personnel. Le tribunal de commerce de Romans a donc demandé un "complément d'information" sur le projet. Une nouvelle audience a été fixée au 27 septembre prochain.