Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Du chômage partiel chez Remade, dans le sud-Manche

-
Par , France Bleu Cotentin

L'entreprise de reconditionnement de smartphones Remade, qui est en redressement judiciaire depuis le 30 septembre 2019, a mis 207 de ses 430 salariés de Poilley (Manche) au chômage partiel. Point noir : le manque d'argent pour financer l'activité. Les actionnaires ont jusqu'à vendredi pour payer.

Près de 200 salariés de Remade ont manifesté dans les rues d'Avranches jeudi 26 septembre.
Près de 200 salariés de Remade ont manifesté dans les rues d'Avranches jeudi 26 septembre. © Radio France - Lucie THUILLET

Avranches, France

Depuis lundi 14 octobre, 207 salariés de Remade à Poilley, soit près de la moitié des effectifs, sont au chômage partiel, pour une durée minimale de trois semaines. Une décision prise jeudi dernier, à l'issue d'une réunion entre les salariés, la direction et les administrateurs judiciaires, "en raison de la baisse d'activité" explique la direction,"faute de pouvoir financer l'approvisionnement en pièces détachées", précisent les représentants du personnel.

Cela concerne  les salariés de production, nous sommes au chômage partiel jusqu'à ce que la direction nous rappelle. Les autres équipes fonctionnent par moitié. Certains font de la formation, d'autres du grand ménage ou des inventaires. Mais les jours passent et on y croit de moins en moins, raconte une salariée

Remade, qui traverse de grosses difficultés financières, est en redressement judiciaire depuis le 30 septembre 2019.

Les repreneurs potentiels ont jusqu'au 31 octobre pour se faire connaitre. La prochaine audience au tribunal de commerce de Rouen est programmée le 28 novembre. 

Le risque d'une liquidation judiciaire

Le point noir : c'est le manque d'argent pour faire tourner l'entreprise pendant cette période de redressement judiciaire. Les actionnaires n'ont rien versé pour l'instant.

Administrateurs judiciaires et représentants du personnel leur ont fixé vendredi comme date butoir. Car s'il n'y a pas d'argent, les administrateurs judiciaires peuvent demander la liquidation, notamment pour payer les salaires.

Ce qui a été demandé par les administrateurs judiciaires et par les représentants du personnel, c'est que les actionnaires, qui sont responsables de cette situation, mettent l'argent nécessaire pour financer cette période d'observation. Ils s'y sont engagés il y a quelques semaines. On leur a mis une échéance, c'est vendredi. Sinon il y a un risque de conversion en liquidation judiciaire, explique Thomas Hollande, l'avocat du CSE, le comité social et économique qui représente le personnel de Remade.

Thomas Hollande, l'avocat du CSE qui représente les salariés de Remade

Une réunion avec l'avocat Thomas Hollande

Ce mardi 15 octobre, à Avranches, Me Thomas Hollande, avocat du cabinet LBBa spécialisé en droit social, représentant le CSE, a rencontré la direction, les administrateurs judiciaires puis les salariés, au cours d'une réunion en fin d'après-midi. 

Le CSE a également fait appel au cabinet d'expertise-comptable Syndex et a décidé de se syndiquer auprès de la CFDT.

Dans son dernier communiqué aux salariés, le CSE de Remade écrit qu'il va "exiger de la Direction et des Administrateurs judiciaires désignés par le tribunal de commerce que toute la lumière soit faite sur l'origine des difficultés de notre entreprise et les agissements commis par nos actionnaires et dirigeants lors des derniers mois."

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu