Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Eau en Île-de-France : le Sedif décide de reconfier la gestion de l'eau à un délégataire

-
Par , France Bleu Paris

Le contrat actuel de gestion de l’eau dans la moitié des communes d’Île-de-France – confié à Véolia – se terminera fin 2023. Le Sedif, syndicat des eaux d’Île-de-France devait donc décider du futur mode de gestion de l’eau dans les 135 communes adhérentes. Le vote a eu lieu ce jeudi matin.

Image d'illustration.
Image d'illustration. © Maxppp - Jean-François FREY

C'est un vote qui potentiellement va changer la qualité de l'eau du robinet de la moitié des Franciliens. Cela vous concerne si vous habitez par exemple Boulogne, Issy-les-Moulineaux, le Nord du Val de Marne, une bonne partie de la Seine-Saint-Denis ou du Val d'Oise. Ce jeudi matin, les maires des 135 communes adhérentes du Sedif, Syndicat des eaux d’Île-de-France qui alimente 4 millions et demie d'entre nous, devaient choisir le prochain mode de gestion de l'eau. Le contrat actuel - confié à Véolia - se terminera fin 2023.

Plusieurs possibilités pour le prochain mandat, de 12 ans, ont été étudiées dans le cadre d’une grande réflexion nommée « Mission 2023 » par le Sedif. Pendant de longs mois, les techniciens et élus ont étudié tous les modèles possibles, y compris à l’international. Les différentes commissions ont ensuite écrémé pour ne retenir que les modèles applicables à notre région : la concession en délégation de service public (modèle actuel), la régie publique et la Semop (un mix entre gestion publique et privée).

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Gérer mes choix

Dans tout cela, c’est la concession en délégation de service publique qui a été retenue par l’exécutif du Sedif et soumis au vote des élus ce jeudi matin et approuvé par près de 90% des élus. Restait à décider si la gestion devait être confiée à un ou plusieurs délégataires et comment ? En alotissements territoriaux ou en séparant approvisionnement et distribution. Là les débats ont été plus longs, mais c'est le modèle actuel, à un seul délégataire qui a été retenu à 65%. Désormais le calendrier peut accélérer avec la rédaction du cahier des charges et l'appel d'offres à l'été. 

Objectif en tout cas : aller vers une eau plus pure, sans chlore et sans calcaire explique le Sedif. Pour cela, difficile de tirer les prix vers le bas. La facture de la moitié des Franciliens va même augmenter "de quelques centimes d'euros", reconnait Pierre-Edouard Eon, vice-président du Sedif. Car il faut financer la 16e campagne (2022-2031) d'investissement de 2,4 milliards d’euros, dont 800 millions dédiés au développement d’une nouvelle technique de filtration fine permettant de supprimer les perturbateurs endocriniens. "La technique d'osmose inverse basse pression va améliorer encore plus la qualité de notre eau et à terme, faire faire une économie d'environ 100 euros par an aux usagers", détaille le maire de Mery-sur-Oise. Avec moins de calcaire au robinet, "nos usagers vont faire des économies d'énergie, de détergents et prolonger la durée de vie de leurs appareils puisque l'eau ne viendra plus entartrer les tuyaux ou la bouilloire." (Ndlr : estimation d'après une étude commandée dans le cadre de la "Mission 2023")

Le modèle de régie publique trop vite écartée par l’exécutif regrettent certains élus

Mais si l’ambition est belle, certains élus regrettent une décision trop politique. Eux plaident depuis de nombreuses années pour le passage en régie publique, comme c’est le cas à Paris, et désormais aussi à Lyon, à Grenoble et plusieurs autres grandes agglomérations. Une internalisation de la gestion de ce bien vital qui séduit de plus en plus et rassure les citoyens. En régie publique, la gestion directe de l’eau se rapproche des usagers, ancre les emplois dans le territoire, assure une solidarité tarifaire et une gestion plus durable au moment de relevé le défi du changement climatique, plaident les élus convaincus comme Azzedine Taïbi, le maire PCF de Stains en Seine-Saint-Denis.

"Le droit d’accès à l’eau est pour nous élémentaire et la gestion de ce bien ne devrait pas répondre à une logique commerciale servir à enrichir les actionnaires de Véolia. Une régie publique changerait beaucoup de choses et en premier lieu le prix de l’eau," détaille l’élu. Actuellement, d’après le Sedif, une douche (40 litres) coûte en moyenne 17 centimes d’euros aux usagers. Une chasse d’eau, 0.29€.

Pas de raison de révolutionner un service d'excellence

Peut-être reconnait l'exécutif du Sedif, mais un tel virage ne se fait pas en claquant des doigts défend Pierre-Edouard Eon. "Nous avons préféré choisir la continuité d'un service qui donne entièrement satisfaction, qui donne certes les clés à un délégataire expert dans son domaine mais avec un contrôle très strict par le Sedif. Le passage en régie publique demandait trop de modification." Il aurait fallu par exemple reprendre la gestion des trois usines du Sedif, sur la Marne, l'Oise et la Seine. Mais aussi l'entretien des 8.700 km de canalisations qui alimentent les 4,5 millions de clients.

  • Eau
Choix de la station

À venir dansDanssecondess