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Économie : fini la frénésie, place à un marché de la start-up ambitieux

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Par , France Bleu Loire Océan

Plusieurs start-up françaises et ligériennes sont présentes au Consumer Electronics Show de Las Vegas, aux Etats-Unis, passage obligé pour les acteurs de la Tech mondiale, jusqu'à ce vendredi soir. L'occasion de dresser un état des lieux de l’économie numérique en Loire-Atlantique et en Vendée.

Plusieurs start-up françaises et ligériennes sont présentes au CES de Las Vegas, aux Etats-Unis, jusqu'au 10 janvier 2020.
Plusieurs start-up françaises et ligériennes sont présentes au CES de Las Vegas, aux Etats-Unis, jusqu'au 10 janvier 2020. © Maxppp - Etienne Laurent

Voitures du futur, ordinateurs à écran pliable, télévisions pivotantes, meubles lumineux et assistants vocaux. Jusqu'à ce vendredi soir, Las Vegas est avec son salon du CES, Consumer Electronics Show, "the place to be" pour les acteurs et les entrepreneurs du monde technologique. Comme chaque année, plusieurs start-up françaises ont un stand dans la capitale mondiale des casinos. Il faut dire que le marché des entreprises jeunes et innovantes est loin de s'être essoufflé dans l'hexagone, dans les Pays de la Loire et dans la métropole nantaise. Et si le nombre de créations de start-up ces dernières a tendance à diminuer depuis trois ou quatre ans, les nouvelles venues sont de plus en plus pointues dans leur domaine grâce à des avancées technologiques et scientifiques. Analyse. 

Un modèle basé sur les avancées scientifiques et l'innovation

La frénésie du milieu de la décennie passée n'est plus d'actualité. Depuis, le nombre de créations de start-up a pratiquement été divisé par deux dans la métropole nantaise, passant de plus de 50 en 2015 à 24 entre le 31 mars 2018 et 2019, selon le dernier rapport de l'Agence d'urbanisme de la région nantaise (AURAN). "On est arrivé à une sorte d'âge de maturité et de raison, explique Samuel Bachelot, conseiller en développement et innovation auprès des start-up pour l'incubateur nantais Atlanpole. Aujourd'hui, certaines personnes dont le projet n'était pas bon sont dissuadées de créer leur entreprise. C'est une bonne chose car elle pouvait ne pas être viable économiquement", explique celui qui avance également un phénomène conjoncturel pour justifier cette courbe de la création de sociétés dans le secteur. 

La métropole nantaise comptait 271 start-up en activité en avril 2019, date du dernier recensement effectué par l'AURAN.

"Il y a un nombre de projets accompagnés moins important parce-que l'accompagnement est plus ciblé sur des projets à fort potentiel économique, analyse lui Thomas Biancu, chargé d'études au sein de l'agence basée dans la Cité des Ducs. Aujourd'hui, on s'intéresse à ces entreprises qui ont un potentiel de monopole comme cette ancienne start-up nantaise, MyScript, qui s'est développée sur une technologie basée sur la reconnaissance d'écriture manuscrite. Ils ont travaillé leur technologie, ils l'ont verrouillée, sécurisée en déposant des brevets pour s'affranchir de la concurrence."

Vers une pénurie de main d'oeuvre dans le numérique ? 

Exit le développement du commerce en ligne qui était considéré il y a trois ou quatre ans comme un modèle de start-up, parce-que basé sur une offre en ligne, aujourd'hui la région nantaise voit surtout fleurir des entreprises de la "deep tech" ou "basée sur des avancées technologiques et scientifiques" dans la langue de Molière. "Aujourd'hui, il faut être le premier et avoir un potentiel de développement très important", continue Thomas Biancu. 

Pour épauler ces nouvelles entreprises, plusieurs programmes existent en Loire-Atlantique. Mais aussi en Vendée et de deux types. "On en a qui descendent d’émanations régionales et notamment de l'agglomération nantaise et qui viennent créer une entité, un pôle spécifique en Vendée, énumère Mohamed Abdouni, secrétaire général de la CPME de Vendée. Et puis on a aussi des incubateurs, des lieux pour les start-up qui sont 100% vendéens." Grâce à cet accompagnement, le département maintient un nombre de création de start-up stable sur ces trois dernières années

Pendant ce temps, son voisin de Loire-Atlantique commence à attirer de gros groupes. Faguo, Eram, Microsoft et Vente-Privée ont récemment ouvert un bureau dans la Cité des Ducs. La Poste compte implanter sur l'île de Nantes sa "Maison de l'innovation", d'ici 2021. "Il y a tout à gagner collectivement à faire en sorte que notre territoire soit très attractif", confie Louis Ramin en charge du système d'information du groupe. Mais aujourd'hui, ces start-up sont confrontées à un autre problème, celui du manque de personnel. D'après l'AURAN, 75% des entreprise du numérique de la métropole nantaise estimaient en 2019 que le secteur est en pénurie de main-d'oeuvre

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