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La région Pays de la Loire veut que les entreprises exportent davantage vers l'Asie et la Chine

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Par , France Bleu Loire Océan

Emmanuel Macron entame ce lundi un voyage officiel en Chine. Le chef de l'Etat doit notamment inaugurer la Foire aux exportations de Shanghai, dans lequel la région Pays de la Loire a un stand. Cette dernière a mis en place une politique pour aider ses entreprises à exporter davantage en Asie.

Les entreprises des Pays de la Loire exportent peu en Asie et en Chine.
Les entreprises des Pays de la Loire exportent peu en Asie et en Chine. © Maxppp - Yu Fangping

Plusieurs "gros" chefs d'entreprise se déplacent, ce lundi, en Chine, "dans les valises du président". Le chef de l'Etat entame un voyage officiel de deux jours dans l'Empire du milieu au cours duquel il doit notamment inaugurer la Foire aux exportations de Shanghai (CIE). Et si la région Pays de la Loire a un stand dans ce salon géant pour mettre en valeur certains produits de Loire-Atlantique et de Vendée, aucun patron de la région ne sera du voyage présidentiel, indique l'Elysée. Il faut dire que le marché asiatique est pour le moment peu investi par les entreprise des Pays de la Loire : à peine 7% des produits exportés vont en Asie et seulement 2% en Chine.

Un ambassadeur en Chine pour aider les entreprises des Pays de la Loire à se vendre

La région Pays de la Loire mise sur la croissance du continent asiatique depuis plusieurs années. Elle a d'ailleurs développé dès 2012 une politique globale pour aider et accompagner les entreprises qui désirent se tourner vers l'Asie avec la création d'un bureau de représentation au Shandong, à Qingdao, en Chine. Cette décision a notamment permis la signature d'un accord de coopération entre le port de Nantes et celui de Qindao mais ça a peu boosté les exportations des entreprises de la région qui préfèrent se tourner vers l'Europe (Allemagne, Espagne) et les Etats-Unis. 

66% des produits exportés sont partis en Europe l'an passé, 18% vers les Etats-Unis et seulement 7% vers l'Asie.

A son arrivée, la présidente du conseil régional, Christelle Morançais, a donc été décidé de fermer ce bureau et d'envoyer à la place trois ambassadeurs en Amérique du Nord (Chicago), Afrique de l'Ouest (Abidjan) et en Asie (Shanghai) dont la mission est de promouvoir les sociétés ligériennes à l'international. Ce virage "a pour but de se concentrer sur des zones cibles", indique-t-on à la région et de faire des économies, ces trois VRP coûtant 30% de moins que le bureau en Chine et en Inde (environ 350.000 euros par an). 

Pour autant, si le chiffre d'affaire des produits exportés vers l'Amérique du Nord tend à progresser, le volume exporté vers les pays asiatiques tend lui à stagner. "Il y a des parties d'avions Airbus qui sont fabriquées dans les pays de la Loire (à Nantes et Saint-Nazaire) mais lorsqu'un avion est vendu à l'étranger, cela profite à la région Occitanie et non à la notre, tempère Paul Jeanneteau, le vice-président de la région notamment en charge des entreprises et du développement à l'international. Et puis, comme nous avons des grands donneurs d'ordre dans les Pays de la Loire comme les Chantiers de l'Atlantique, ils entraînent un certain nombre de sous-traitants et quand le carnet de commande de ces grosses entreprises est plein, _les sous-traitants ont beaucoup de travail et ils n'ont pas le temps de se tourner vers l'export_. Notre rôle est de leur dire de se tourner vers l'extérieur. Aujourd'hui, tout va bien mais si il y a un retournement de marché, leur chiffre d'affaire à l'export leur permettra d'éviter des trous d'air dans leur activité économique."

Viande bovine et vin

Ce faible chiffre s'explique aussi par la "difficulté de pénétrer ce marché", ajoute une spécialiste du dossier. "La législation chinoise est très complexe et elle évolue en permanence, ajoute Benoit Maurice, le responsable export de l'entreprise vendéenne Kreek's qui s'est tournée vers l'Asie il y a 18 mois qui dont les produits, des fruits secs, seront exposés à la Foire aux exportations de Shanghai. _Pour l'étiquetage d'un produit par exemple, il faut compter entre six et neuf mois_. Mais vu que le marché est complexe, ça limite les entrées sur le pays et une fois qu'on arrive à satisfaire les douanes et à avoir un partenaire local, je pense qu'il y a des perspectives intéressantes." 

Pour faciliter l'arrivée des entreprises vendéennes et ligériennes, la région a signé un partenariat avec Business France, au mois de mai. Ce dernier permet aux sociétés des Pays de la Loire de faire appel à 13 conseillers internationaux "chargés de préparer et de projeter les quelques 2.100 entreprises identifiés comme ayant le plus fort potentiel à l'export", indique Christophe Lecourtier, le directeur de Business France.

L'objectif en Chine comme sur les grands marchés c'est d'être présent localement, c'est devenir chinois pour le marché chinois. Et ça fonctionne.

Métaux non ferreux, hydrocarbures naturels, matériel électrique ainsi que machines et équipements sont aujourd'hui les principaux produits exportés dans l'Empire du milieu. Mais cette hiérarchie pourrait être bousculée dans les mois et les années à venir. En effet, les Pays de la Loire ont identifié deux secteurs à fort potentiel : le vin et la viande bovine. Grâce à l'agrément obtenu par abattoir Elivia au Lion d'Angers - un des quatre seuls distribués en France - les éleveurs et industriels peuvent désormais exporter vers la Chine. 

Mais pour réussir et se frayer une place sur ces deux secteurs très concurrentiels en Chine, il faut du temps. "Il faut aller en Chine plusieurs fois, bien connaitre ses partenaires, prévient toutefois David Girard, président du Club Chine dans les Pays de la Loire. Il faut travailler à plusieurs. _Les notions de groupement d’entreprises sont un moyen pour réussir plus vite_. Vous pouvez prendre un collaborateur à plusieurs ce qui vous permet de mutualiser les frais d'implantation et ça vous permet d'avoir une présence locale. L'objectif en Chine comme sur les grands marchés c'est d'être présent localement, c'est devenir chinois pour le marché chinois. Et ça, ça fonctionne." 

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