Économie – Social DOSSIER : Ecopla, la reconversion d'une usine du Grésivaudan

Ecopla : Benoît Hamon est venu soutenir les salariés

Par Antonin Kermen, France Bleu Isère jeudi 29 septembre 2016 à 17:30

Benoit Hamon en discussion avec les anciens salariés de l'usine de fabrication de barquettes en aluminium.
Benoit Hamon en discussion avec les anciens salariés de l'usine de fabrication de barquettes en aluminium. © Radio France - Antonin Kermen

Les salariés d’Ecopla à Saint-Vincent-de-Mercuze (Isère) ont jeudi reçu le soutien de l’ancien ministre de l’Économie sociale et solidaire. Benoît Hamon est venu dire que leur projet de SCOP était viable.

Depuis sept mois, et la cessation de paiement de leur usine de fabrication de barquettes en aluminium, les ex salariés d’Ecopla se battent pour reprendre eux même l’activité, via une SCOP (société coopérative et participative). Alors que la cour d’appel de Grenoble doit se prononcer le 5 octobre prochain, ils ont reçu jeudi le soutien de l’ancien ministre de l’économie sociale et solidaire Benoit Hamon venu à Saint-Vincent-de-Mercuze dans la vallée du Grésivaudan : «c’est un excellent dossier de reprise d’entreprise» a estimé celui qui est aussi candidat à la primaire du Parti Socialiste.

Benoit Hamon a passé la matinée sur le site de Saint Vincent de Mercuze - Radio France
Benoit Hamon a passé la matinée sur le site de Saint Vincent de Mercuze © Radio France - Antonin Kermen

"Il n’y a aucune raison que cela s’arrête"

— Benoît Hamon

Pour les anciens employés d’Ecopla, tous les soutiens sont bons à prendre. Cet été, ils ont perdu la première manche de leur bataille, le tribunal de commerce choisissant un concurrent italien, dont le dossier, ne prévoit de conserver aucun des 77 salariés. Une décision qu’ils ont contesté en appel, et qu’ils ne comprennent toujours pas. Benoit Hamon non plus : «Cette entreprise peut redémarrer, ses clients sont prêts à retravailler avec elle, donc il n’y a aucune raison que cela s’arrête à part une décision de justice qui préfère satisfaire l’appétit d’un concurrent italien plutôt que de maintenir l’emploi».

Avant de partir, Benoît Hamon a promis de passer un coup de téléphone au ministre de l’Économie, Michel Sapin « je lui parlerai de la situation, je le connais, il y sera sensible ».

Les hangars vides de l'usine Ecopla - Radio France
Les hangars vides de l'usine Ecopla © Radio France - Antonin Kermen