Économie – Social DOSSIER : Ecopla, la reconversion d'une usine du Grésivaudan

Ecopla : le déménagement devrait commencer à Saint-Vincent-de-Mercuze

Par Véronique Pueyo et Julien Morin, France Bleu Isère mardi 20 décembre 2016 à 13:42

Les ex-Ecopla et leurs soutiens devant les portes de l'usine
Les ex-Ecopla et leurs soutiens devant les portes de l'usine © Radio France - Julien Morin

Les ex-Ecopla qui se battent pour conserver leur usine de fabrication de barquettes d'aluminium à Saint-Vincent-de-Mercuze (Isère) sont inquiets. Depuis mardi matin, des camions en provenance d'Italie sont arrivés dans l'entreprise, sans doute pour déménager les machines-outils.

C'était le branle-bas de combat ce matin chez les ex-Ecopla. Une habitante de Saint-Vincent-de-Mercuze (Isère) leur a dit qu'il avait vu un semi-remorque italien quitter l'entreprise. Aussitôt, la mobilisation s'est organisée et une centaine de personnes -anciens salariés, habitants, élus- sont actuellement sur place devant les portes de l'entreprise pour empêcher que les machines-outils soient déménagées vers l'Italie, dans un site du groupe Cuki.

"Les machines de doivent pas quitter l'entreprise"

— Un ex-Ecopla

Les gendarmes sont sur place  - Radio France
Les gendarmes sont sur place © Radio France - Julien Morin

Après la liquidation judiciaire, le groupe italien Cuki a racheté pour plus d'un million d'euros les machines, sans reprendre le personnel. Une vingtaine d'anciens salariés se sont donc associés pour monter un projet de SCOP, retoqué à plusieurs reprises par le tribunal de commerce. Les Ecopla, qui avaient pu rester quelques mois dans leur usine, ont dû en partir récemment. Des cadenas avaient été posés sur les portes d'entrée, gardées par des vigiles.

Devant les portes d'Ecopla, on s'organise  - Radio France
Devant les portes d'Ecopla, on s'organise © Radio France - Julien Morin

Après négociations avec le préfet et le liquidateur judiciaire, une délégation de trois personnes, deux ex-salariés et le maire, ont eu le droit de pénétrer dans les lieux pour voir ce qui se passe derrière les murs de l'usine.

Une centaine de personnes est rassemblée depuis ce matin devant l'usine

"Pour nous, il est important que les machines restent ici, sinon, c'est la fin de notre projet de SCOP, la fin de notre combat, et çà, on ne le veut pas" a expliqué Karine Salaün, une ancienne salariée.

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