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Économie – Social DOSSIER : Ecopla, la reconversion d'une usine du Grésivaudan

Ecopla : les Prud'hommes condamnent l'ex maison-mère et donnent raison aux salariés

lundi 7 mai 2018 à 20:37 Par Alexandre Berthaud, France Bleu Isère

La société Nicholl Food Packaging (NFP), ex-maison-mère d'Ecopla, l'entreprise fabricante de barquette en aluminium située à Saint-Vincent-de-Mercuze (Isère), a été condamnée fin avril à verser 1,2 millions d'euros de dommages-intérêts pour licenciements abusifs.

En 2016 les salariés étaient devant le tribunal pour demander un délai afin de préparer leur projet de SCOP. Le délai ne leur avait pas été accordé.
En 2016 les salariés étaient devant le tribunal pour demander un délai afin de préparer leur projet de SCOP. Le délai ne leur avait pas été accordé. © Radio France - Laurent Gallien

Saint-Vincent-de-Mercuze, France

En 2014, les salariés d'Ecopla dénonçaient déjà devant le tribunal de commerce une attitude irresponsable du groupe NFP (Nicholl Food Packaging). Quatre longues années plus tard, le conseil des Prud'hommes de Grenoble leur donne raison. Entre temps les salariés auront vu leur entreprise couler, être placée en liquidation judiciaire, leur offre de reprise en SCOP rejetée, et le site de Saint-Vincent-de-Mercuze finalement repris par Cuki, un concurrent d'Ecopla.

46 ex-Ecopla indemnisés

Les 46 salariés ayant porté plainte vont donc être indemnisés selon leur salaire de l'époque et leur ancienneté. Un ex-directeur commercial a lui aussi remporté son duel judiciaire face à NFP. Mais tous les anciens du fabricant de barquettes d'aluminium n'ont pas retrouvé un poste. L'indemnisation ressemble à un petit pansement sur une énorme plaie, et surtout selon l'avocat Pierre Janot, à "un immense gâchis". 

Industriels peu scrupuleux

NFP est une "holding" internationale, un groupe faisant des affaires et investissements dans plusieurs pays. NFP pour éponger ses dettes ailleurs qu'en Isère, a volontairement fait plonger Ecopla, voilà ce que décrit la décision rendue par le conseil des Prud'hommes. Une situation récurrente selon l'avocat Pierre Janot, pour qui la décision du conseil de Prud'hommes est une trop rare bonne nouvelle.

"Avec les ordonnances Macron on ne peut plus condamner des holdings internationales, on ne peut s'en prendre qu'au groupe français", explique-t-il. Même si cette décision elle peut être vue _"comme un avertissement aux investisseurs peu scrupuleux_" qui voudraient acheter des sociétés dans plusieurs pays et en couler une ou plusieurs quand elle en a besoin, sans prendre en compte les salariés.