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Économie – Social DOSSIER : Le pouvoir d'achat : un enjeu électoral 2017

EDF Cattenom : "Un gel des salaires serait une provocation"

mercredi 29 mars 2017 à 16:58 Par François Pelleray, France Bleu Lorraine Nord

Des merguez au pied des réacteurs nucléaires, c’est l’image du barbecue "revendicatif" organisé à l'entrée de la centrale de Cattenom ce mercredi. Une cinquantaine de salariés sur les 1.400 ont partagé un sandwich. Pas question pour eux d’accepter le premier gel des salaires de l’histoire d’EDF.

Le barbecue "revendicatif" à l'entrée de la centrale EDF de Cattenom.
Le barbecue "revendicatif" à l'entrée de la centrale EDF de Cattenom. © Radio France - François Pelleray

Cattenom, France

C'était la 4e journée de mobilisation à la centrale nucléaire de Cattenom depuis le début de l'année, « car EDF s'achemine vers un gel des salaires, ce serait la première fois depuis la création d'EDF, depuis 71 ans ! » entonnent les représentants du personnel.

C’est pourquoi, les syndicats demandent la reprise des négociations. L'an dernier, la hausse générale n'étaient pas énorme, « mais même 0,3%, psychologiquement ça compte » disent les élus du personnel de Cattenom. « Zéro, ce serait une provocation » ajoute un salarié de 42 ans, qui touche 2.000 euros brut par mois, sans les primes. Hocine a passé 10 ans chez un prestataire dans le nucléaire avant d'intégrer EDF, il y a 5 ans, « pour moi EDF représentait l’entreprise exemplaire, et j’ai été très déçu. Il y a un grand manque de reconnaissance, sans parler de salaire, on est mal considérés, on n’ose pas trop la ramener parce qu’on a peur de pas évoluer comme on voudrait ».

Ce n'est pas un métier comme un autre"

Et tous rappellent qu'ils travaillent dans un secteur particulier, celui du nucléaire : « ce n’est pas un métier comme un autre, on est les garants de la sureté nucléaire, on a le devoir de bien travailler ». Pour l'instant, les salariés d’EDF ont réussi à obtenir une rallonge de 600 euros sur leur prime d'intéressement. « C'est bien conclue » Hocine, « mais ça ne comptera pas pour calculer notre retraite ».

Cette austérité concerne toute la filière énergie, les salariés de GRDF, Engie, RTE et dans toutes les entreprises électriques et gazières de France.

EDF reste une entreprise où il fait bon vivre reconnaissent les salariés, mais le malaise grandit quand même.

Une cinquantaine de salariés ont participé à ce barbecue "revendicatif" à la centrale de Cattenom. - Radio France
Une cinquantaine de salariés ont participé à ce barbecue "revendicatif" à la centrale de Cattenom. © Radio France - François Pelleray

VIDEO | Avec le grand carénage, la centrale nucléaire de Cattenom veut vivre au-delà de 40 ans.

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