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EDF s'attend à une nouvelle année difficile avant un rebond en 2018

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Par , France Bleu

Le géant énergétique français EDF a dit mardi s'attendre à une nouvelle année "difficile" dans la lignée de résultats annuels 2016 globalement marqués par un marché déprimé, avant un rebond attendu en 2018. Malgré un bénéfice en hausse, le groupe est toujours très endetté.

Le groupe EDF dit s'attendre à une année 2017 difficile.
Le groupe EDF dit s'attendre à une année 2017 difficile. © AFP - Lionel Bonaventure

Le géant énergétique français EDF a dit mardi s'attendre à une nouvelle année "difficile" dans la lignée de résultats annuels 2016 globalement marqués par un marché morose, avant un rebond attendu en 2018. "L'année 2016, c'est clair, est une année où nous avons rencontré des obstacles", a commenté le PDG, Jean-Bernard Lévy, lors d'une conférence de presse.

"2018, je m'y engage, sera l'année du rebond" - Jean-Bernard Lévy, le PDG d'EDF

EDF a souffert de la faiblesse des prix de gros de l'énergie en France et au Royaume-Uni dans un marché plus concurrentiel, mais aussi d'une disponibilité moins grande des réacteurs français, en raison de contrôles de sûreté supplémentaires. "2017, c'est encore une année difficile. 2017 devrait être le point bas de ce cycle et 2018, je m'y engage, sera l'année du rebond", a assuré le dirigeant. L'an dernier, le bénéfice net a été multiplié par près de deux et demi à 2,9 milliards d'euros. Le chiffre d'affaires a pour sa part reculé de 5,1% à 71,2 milliards, pour un excédent brut d'exploitation en baisse de 6,7%, à 16,4 milliards d'euros.

Réduction des investissements et suppression de postes

EDF a stabilisé sa dette nette à 37,4 milliards d'euros et confirmé que son endettement net ne devrait pas dépasser un niveau de deux fois et demi l'excédent brut d'exploitation en 2017. Le PDG Jean-Bernard Lévy a toutefois salué une performance "solide" en 2016, grâce à des mesures déployées pour améliorer la situation financière d'EDF. "Cette année encore, EDF est rentable et pourtant, depuis bientôt 18 mois, nous faisons les frais de la cassure historique intervenue sur le marché de gros de l'électricité en Europe", a-t-il expliqué. Pour faire face, le groupe a engagé une réduction des investissements et des coûts opérationnels, dont des suppressions de postes, un programme de cessions d'actifs de 10 milliards d'euros - déjà réalisé aux deux tiers - et une augmentation de capital de 4 milliards. Le groupe entend lancer avant fin mars cette recapitalisation à laquelle l'Etat français, son actionnaire à 85,6%, participera à hauteur de 3 milliards. "Notre plan de performance se déroule exactement selon la trajectoire annoncée", s'est félicité le PDG.

51 milliards d'euros pour la maintenance des réacteurs nucléaires

Le groupe a aussi réitéré son objectif d'un flux de trésorerie positif en 2018. EDF doit faire face à d'énormes investissements, dont le programme de maintenance lourde de ses 58 réacteurs nucléaires français d'un montant de 51 milliards d'euros sur la période 2014-2025 et la construction de deux réacteurs EPR à Hinkley Point, en Angleterre.

© Visactu
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