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Économie – Social

Édouard Philippe ouvert à l'idée de "travailler plus longtemps" pour financer la dépendance

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Par , France Bleu, France Bleu Provence

Lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale ce mercredi, le Premier ministre s'est dit ouvert à l'idée de "travailler plus longtemps" pour financer la prise en charge de la dépendance par la Sécurité sociale, tout en excluant de modifier l'âge de départ à la retraite.

Séance de questions au Gouvernement à l’Assemblée nationale, en présence d'Édouard Philippe le 19 mars 2019
Séance de questions au Gouvernement à l’Assemblée nationale, en présence d'Édouard Philippe le 19 mars 2019 © Maxppp - Aurelien Morissard / IP3

Travailler plus longtemps pour financer la dépendance ? Édouard Philippe n’est pas contre. Interrogé lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale ce mercredi, le Premier ministre s'est dit ouvert à l'idée. Toutefois, a-t-il assuré devant les députés, "il n'est pas question de modifier l'âge de départ à la retraite", actuellement fixé à 62 ans dans le cadre de la réforme en cours de préparation. Dimanche, la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, avait laissé entendre que l'hypothèse était sur la table avant de se rétracter, mardi.

Plus de 5 millions de Français de plus de 85 ans en 2050

Les besoins de financement pour prendre en charge le grand âge et les personnes âgées en situation de dépendance s'annoncent "considérables", a rappelé le Premier ministre à l'Assemblée nationale, réitérant des propos similaires tenus vendredi sur Europe 1.

"Ça fait très longtemps qu'on en parle, on a parlé d'un cinquième risque, on a parlé de la prise en charge et il se trouve que, malheureusement, en dépit des efforts parfois consentis par les collectivités territoriales, souvent consentis par l'État, nous n'y sommes pas encore", a-t-il affirmé.  "Dans ce contexte de vieillissement et d'un besoin de financement considérable, se poser la question de savoir s'il faut travailler plus longtemps pour que le fruit de ce travail plus long finance ces besoins considérables d'investissement et de prise en charge, de la diminution du reste à charge, est une question parfaitement valide", a-t-il poursuivi.  

"Ce qui m'inquièterait serait qu'on ne se la pose pas", a conclu le Premier ministre, en pointant qu'en 2050, il y aura plus de 5 millions de Français de plus de 85 ans, contre 1,5 million actuellement.

Le monde du travail pas adapté aux plus de 65 ans pour plus d'un Français sur deux

Le 10 mars, le délégué général de La République en Marche Stanislas Guerini avait proposé d'instaurer un jour de travail supplémentaire pour financer la dépendance. Une idée déjà évoquée l'année passée sur franceinfo par Benjamin Griveaux.

Le porte-parole du gouvernement estime aujourd'hui qu'une journée supplémentaire "ne suffira pas" à financer les besoins. "On a vu l'inquiétude des personnes avec des petites retraites face à ce qui se profile pour de plus en plus de Français, à savoir à gérer les périodes de dépendance, plus longues", a-t-il pointé lors du compte-rendu du Conseil des ministres soulignant qu'"on vit plus longtemps mais on meurt en moins bonne santé, plus dépendant, moins mobile".  

Selon un sondage réalisé par OpinionWay pour la MGEN publié ce mercredi, une majorité de Français est réticente à l'idée de travailler plus longtemps. Trois Français sur quatre estiment qu'il faut s'arrêter de travailler entre 60 et 65 ans (74%). En outre, plus de la moitié des personnes interrogées (59%)  jugent que le monde du travail n'est pas adapté aux plus de 65 ans.