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Dans les rues de Strasbourg, ce mardi soir.

Attaque mortelle à Strasbourg : ce que l'on sait

Économie – Social

Emmanuel Macron à Saint-Dié : grève SNCF, hôpital, retraites, des échanges vifs avec les manifestants

mercredi 18 avril 2018 à 13:05 - Mis à jour le mercredi 18 avril 2018 à 13:10 Par Blandine Costentin, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu

Bain de foule mouvementé pour Emmanuel Macron ce mercredi à Saint-Dié : le président a été hué par des manifestants. Il a échangé sur un ton vif, notamment avec des cheminots en grève.

Emmanuel Macron face aux cheminots à Saint-Dié.
Emmanuel Macron face aux cheminots à Saint-Dié. © AFP - VINCENT KESSLER

Saint-Dié-des-Vosges, France

Lors de sa visite mardi à Strasbourg, Emmanuel Macron n'avait pas vu les cheminots en colère : il leur avait été interdit de manifester. Ce mercredi, les grévistes se sont rattrapés, à l'occasion de la visite du président de la République à Saint-Dié dans les Vosges. Parmi les centaines de personnes qui attendaient le chef de l'Etat place de la mairie en fin de matinée, de nombreux citoyens voulaient l'applaudir ou simplement le voir. De nombreux autres l'ont interpellé sur le montant des retraites, les difficultés des hôpitaux, celles des écoles rurales et, bien évidemment, la réforme de la SNCF.

Les cheminots CGT ont accueilli Emmanuel Macron aux cris de "Cheminots en colère, on va pas se laisser faire !". Ils lui ont reproché de faire porter le chapeau de la dette SNCF au personnel de l'entreprise. Ils ont aussi défendu le statut des cheminots, l'un des points visés par la réforme. "Vous êtes plus protégés que les fonctionnaires" a lancé le président de la République. "Moi, je demande que tout le monde soit protégé comme nous" a répondu un syndicaliste, du tac au tac. Hasard du calendrier, le gouvernement annonçait au même moment qu'il mettrait fin au statut de cheminot pour les futures recrues à partir du 1er janvier 2020.

Le jour où la réforme est faite, on investira dans cette ligne [Epinal - Saint-Dié], j'en prends l'engagement" - Emmanuel Macron

Les échanges ont aussi porté sur les lignes régionales menacées de fermeture. Les cheminots ont évoqué le sort de la ligne entre Epinal et Saint-Dié. "On investira" a promis Emmanuel Macron "le jour où la réforme est faite, on investira dans cette ligne, j'en prends l'engagement et je vous regarde dans les yeux". Elus et habitants se mobilisent depuis plusieurs semaines pour sauver cette liaison SNCF.

"Ne bloquez pas tout le pays" a encore lancé le président de la République, manifestement à l'aise dans ces échanges, même s'ils ont tourné parfois au dialogue de sourds. "La réforme que nous faisons, j'y crois profondément (...) Les discussions vont se poursuivre jusqu'à fin juin (...) Nous sommes en désaccord mais je vous demande simplement de ne pas prendre en otage dans cette affaire."

Emmanuel Macron a poursuivi son parcours dans les rues de Saint-Dié, le thème de sa visite étant la situation des centres-villes. Le chef de l'Etat vient promouvoir le plan Coeur de ville dont la commune vosgienne doit bénéficier. Un plan de 5 milliards d'euros pour relancer les commerces des villes moyennes.  

Dans l'après-midi, le président de la République se rend aux Voivres, un village de 300 habitants dynamique, avec une jeune entreprise de la filière bois. Les Voivres a aussi la particularité d'avoir préféré Marine Le Pen à Emmanuel Macron aux deux tours de la présidentielle en 2017.