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Économie – Social

Emmanuel Macron met son casque d'industriel en Bourgogne-Franche-Comté

lundi 2 mai 2016 à 19:58 Par Arnaud Racapé, France Bleu Bourgogne

Le ministre de l'économie était en visite en Saône-et-Loire hier dans deux sociétés aux trajectoires bien distinctes. Une première visite était organisée dans la matinée dans l'usine IDEM du groupe IDEE à Fragnes, puis une autre sur le site de la Forge d'Areva, au Creusot. Reportage.

Emmanuel Macron sur le site d'Areva la Forge au Creusot
Emmanuel Macron sur le site d'Areva la Forge au Creusot © Radio France - Arnaud Racapé

IDEM, usine du groupe IDEES, c'est un site de réinsertion sociale et d'innovation, basée sur la transformation du carton en isolant thermique. Nous vous en avions parlé ici même ce lundi. Une visite menée avec le sourire et la décontraction d'un homme à qui tout réussit ou presque en ce moment

Emmanuel Macron lors de l'inauguration de l'usine IDEM à Fragnes (71) - Radio France
Emmanuel Macron lors de l'inauguration de l'usine IDEM à Fragnes (71) © Radio France - Arnaud Racapé

IDEM, une visite taillée sur mesure

IDEM, c'est LA visite qu'il fallait à Emmanuel Macron, très en vue en ce moment avec son mouvement "En marche" mais qui traîne toujours une réputation de ministre à la solde des méchants capitalistes. Il en a profité en effet pour "humaniser" son discours sur l'entreprise, en soulignant sa volonté, à l'image de l'usine IDEM, de remettre l'homme et l'environnement au cœur de la notion de risque et d'entreprise. Forcément,  dans une société qui fait dans la réinsertion sociale et l'économie circulaire, qui plus est sur un site qui est en reconversion industrielle totale, c'est plus facile de défendre ces idées.

C'est un groupe qui crée 10 emplois par jour, 4.000 chaque année, vous imaginez ?

"Il n'y a pas de fatalité industrielle", souligne Emmanuel Macron en préambule. "C'est un site qui était le site Kodak, qui a beaucoup souffert et où il y avait eu beaucoup d'inquiétudes . Et parce que des industriels y ont cru, ont investi, eh bien on redonne des perspectives, des emplois sur ce site. C'est aussi un acteur important qui est en train de faire de l'économie circulaire. C'est-à-dire cette économie qui valorise mieux des déchets, des rebuts, des gâchis industriels pour lui redonner des débouchés. Vous redonnez du sens à votre territoire en même temps que vous êtes compétitif et innovant. Et puis enfin, c'est un groupe qui crée 10 emplois par jour, 4.000 chaque année, vous imaginez ? Les deux tiers des femmes et des hommes embauchés dans un contrat d'insertion, d’intérim par le groupe, trouvent une perspective dans la foulée. C'est aussi ça la réponse, c'est montrer que lorsqu'il y a de la volonté, de l'engagement, de la cohérence, par l'entreprise et l'économie, on donne une place à chacune et chacun."

Même avec un casque de chantier sur la tête, la Macron-Mania bat son plein !

Dans l'après-midi, toujours entouré d'un harem d'élus venus de toute la région Bourgogne-Franche-Comté, Emmanuel Macron est allé prêcher la bonne parole aux salariés du site Areva du Creusot. Un site dit de La Forge on le sait concerné par un plan social, dans une filière aux abois. Le ministre a évoqué des erreurs stratégiques qui sont en train d'être corrigées par une refonte de la filière et de nouveaux investissements qui devraient garantir la pérennité des sites saône-et-loiriens.

Aujourd’hui nous corrigeons dix années d'erreurs, parfois de fautes stratégiques, ou d'un Etat actionnaire défaillant.

"Cette entreprise ici au Creusot usine justement des pièces fondamentales pour le nucléaire en France et à l'international, en particulier le projet Hinckley Point, qui est un projet essentiel pour cette usine sans lequel il y aurait sinon des centaines de licenciements sur le site du Creusot. On est en train de réparer 10 années d'erreurs, parfois de fautes stratégiques, ou d'un Etat actionnaire défaillant, en refondant la filière, en investissant, parce qu'il y a des femmes et des hommes qui sont la première force de cette entreprise et qui construiront le nucléaire français de demain."

Selon le ministre de l'économie E. Macron, le site du Creusot sera pérennisé - Radio France
Selon le ministre de l'économie E. Macron, le site du Creusot sera pérennisé © Radio France - Arnaud Racapé

Des erreurs ont été commises nous dit Emmanuel Macron. Un discours de transparence qui plaît plutôt au niveau des salariés de l'usine. Soyons honnêtes, ils n'étaient pas nombreux pour cette visite qui s'est déroulée en grande partie loin des micros et des caméras, mais ceux qui étaient là ont applaudi le ministre, à l'image de Mourad, 15 ans au Creusot, il a connu le faste d'Areva, et sa chute. 

"On sait qu'il faut se re-concentrer, et essayer de repartir du bon pied. Maintenant il faut regarder demain, ce qu'on a fait hier c'est passé, on a commis des erreurs si on veut s'en sortir c'es tous ensemble main dans la main. Ce qui est rassurant c'est que l'Etat réinvestisse 5 milliards d'euros chez Areva, et 5 milliards chez EDF. On a connu le fameux pic d'activité dans les années 2009/2010, là on retombe un peu, mais je suis sûr que demain on repartira mieux !

Enfin Emmanuel Macron a dit croire à un équilibre pour la Loi travail, qui entre en examen à l'Assemblée Nationale ce mardi.  Examen qui s'annonce tout de même compliqué, l'élu socialiste de Saône-et-Loire, Christophe Sirugue, présent lundi au côté d'Emmanuel Macron et rapporteur de la loi El Khomri, a estimé lui, qu'il manquait près de 40 voix pour obtenir une majorité et voter la loi.