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Dossier : La nouvelle éco : comment le coronavirus bouleverse l’économie

Emploi en Alsace : "Il y aura de la casse" en 2021, après une année 2020 "pas dramatique"

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Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass

Malgré les aides massives de l'Etat depuis le début de la crise sanitaire, plus de 35 000 destructions de postes ont été annoncées depuis septembre dans l'Hexagone. Et l'Alsace ne fait pas exception.

Coronavirus : le quartier de la cathédrale de Strasbourg presque vide, alors que c'est l'un des endroits les plus touristiques.
Coronavirus : le quartier de la cathédrale de Strasbourg presque vide, alors que c'est l'un des endroits les plus touristiques. © Radio France - Corinne Fugler

2020 n'aura finalement pas été "l'annus horribilis" qu'on pouvait craindre sur le front de l'emploi. "La situation n'est pas dramatique, il y a pas mal d'aides et d'accompagnement", rappelle d'ailleurs Jean-Luc Heimburger, le président de la CCI Alsace. En revanche, il est inquiet, comme beaucoup d'experts, de l'impact d'un troisième confinement et craint une explosion des faillites et des suppressions de postes en 2021. "Il y aura de la casse inévitablement, même si on va essayer de la limiter" estime-t-il.

Certes, la fin de l'année 2020 n'a pas été épargnée par les annonces sombres, la plus dure venant du confiseur Mars, qui a annoncé en novembre la suppression de 216 postes, dont une quarantaine à Haguenau et Steinbourg. Il y a eu aussi la fermeture du Printemps à Strasbourg : 75 postes supprimés, peu après celle du fabricant de chariots Les Ateliers réunis Caddie à Drusenheim : 50 postes. En revanche, pas d'annonces massives de licenciements : "Tant que les aides de l'Etat se poursuivent, ça tient à peu près" confie Jean-Luc Heimburger.

Baisse des faillites de 30% en 2020, "il y a bien un moment où ça va s'arrêter"

"Le problème viendra surtout lorsqu'il y aura un ensemble de dettes à rembourser, un ensemble de charges à payer, que ce soit les loyers ou les charges sociales et fiscales. Le mur va arriver à ce moment-là", estime le président de la CCI. Les faillites d'entreprises, en baisse d'environ 30% en 2020 grâce aux prêts garantis par l'Etat (PGE), vont forcément connaître un phénomène de rattrapage cette année, estimes les experts. "Je ne sais pas quand ce sera, les aides continuent, mais il y a bien un moment où ça devra s'arrêter, on ne peut pas continuer pendant des années comme cela". C'est pourtant ce que semble promettre le ministre de l'Economie Bruno Le Maire :

Pour Jean-Luc Heimburger, c'est là que se trouve la limite des prêts garantis par l'Etat - qu'il faudra bien rembourser. Selon lui, faut passer à un autre stade en 2021 : "Une des solutions sera peut-être de soulager une partie de la dette et des charges sociales, parce qu'imposer à un acteur économique de rembourser pendant 10 ans pour une épidémie dont il n'est en rien responsable, c'est problématique. Si l'on veut redonner du courage aux entreprises, ça aiderait de reprendre une partie des dettes", suggère le président de la CCI. "Et puis surtout, il faudra de la commande publique, que l'Etat et les collectivités s'investissent dans le plan de relance".

"Le plus dur est devant nous" estimait aussi récemment le ministre de l'Economie. Et plusieurs acteurs économiques demandent au gouvernement d'amplifier le plan de relance de 100 milliards d'euros.

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