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Emploi en Île-de-France : le président de la CCI s'inquiète pour la rentrée

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Par , France Bleu Paris

Alors que les chiffres du chômage pour le deuxième trimestre en France doivent être annoncés, ce lundi 27 juillet, à 12h, le président de la CCI de Paris-Île-de-France n'est pas très confiant pour l'emploi dans la région. L'automne sera crucial pour savoir si l'activité peut repartir.

Le nombre de chômeurs avait bondi de 7,1% en mars.
Le nombre de chômeurs avait bondi de 7,1% en mars. © Maxppp - Dylan Meiffret

Ils n'étaient pas très bons au premier trimestre - une hausse de 7,1% en mars - et ils ne devraient pas être très bons non plus au second. Les chiffres du chômage sont dévoilés ce lundi midi. Didier Kling, président de la CCI (Chambre de commerce et d'industrie) de Paris-Île-de-France, ne se fait pas trop d'illusions. "On s'attend à de mauvais chiffres, reconnait-il sur France Bleu Paris. Au premier trimestre, on a recensé 100.000 emplois détruits dans la région et ça n'était pas encore totalement à cause du Covid-19. C'était surtout la conséquence des mouvements sociaux du mois de janvier. Donc là, le second trimestre sera totalement impacté par la crise." 

Mais la crise a-t-elle toujours bon dos ? Alors que plans sociaux se préparent chez Renault ou chez Nokia, qui doit supprimer 831 postes supprimés à Nozay en Essonne, les syndicats estiment que certaines entreprises profitent de la situation. Il faut voir le problème autrement pour Didier Kling. "N'importe quelle entreprise aujourd'hui manque de visibilité donc elle anticipe pour essayer de se retrouver dans la position la moins mauvaise possible. Il est normal qu'il y ait, malheureusement, des ajustements."

Le tourisme et l'événementiel particulièrement touchés 

Quant à l'activité économique, elle n'est pas tout à fait revenue à ce qu'elle était avant la crise souligne Didier Kling, "parce que le commerce extérieur ne se développe pas et parce que le tourisme", qui représente 10% de l'économie francilienne, "et l’événementiel sont au point mort, pour une large part." Pour le président de la CCI de Paris-Île-de-France, "il est important d'avoir un vrai plan de relance à la rentrée". 

"La vraie inquiétude que nous avons tous, c'est de savoir ce qu'il va se passer à partir de septembre, poursuit-il. Près de 750.000 jeunes diplômés vont arriver sur la marché du travail. Est-ce que les entreprises sont en capacité d'absorber ces nouveaux arrivants ? C'est toute la question."  

Si l'épidémie repart, cette crise économique que nous traversons se transformera par une crise sociale

Pour permettre aux récents diplômés de s'insérer sur le marché de l'emploi, le gouvernement a promis un plan de 6,5 milliards d'euros comprenant notamment des primes à l'embauche pour les entreprises qui font signer des CDI ou certains CDD. "Il s'agit de permettre le recrutement des jeunes par une compensation de cotisation sociale et de développer l'apprentissage. Mais si l'épidémie repart, cette crise économique que nous traversons se transformera par une crise sociale", redoute Didier Kling.

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