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Nouveau plan social en Corrèze : Sud Ouest Etalages annonce 46 suppressions de postes à Brive

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Limousin

Un nouveau plan social en Corrèze est annoncé en cette fin de semaine. Sud Ouest Etalages, qui appartient au groupe Lindera, révèle à ses 82 salariés du site de Brive que l'entreprise veut supprimer 46 postes. Soit plus de la moitié des effectifs.

Sud Ouest Etalages emploie 82 salariés à Brive
Sud Ouest Etalages emploie 82 salariés à Brive - capture écran Google Street View

Un nouveau coup dur supplémentaire pour l'emploi en Corrèze. Après BorgWarner (370 emplois) et Deshors Moulage (47 emplois) ces dernières semaines, c'est cette fois Sud Ouest Etalages qui licencie.

46 suppressions de postes sur 82 salariés

Spécialisée dans la fabrication de mobilier professionnel, notamment pour les magasins et grandes surfaces, l'entreprise veut se séparer de plus de la moitié de ses effectifs à Brive. Ce jeudi, la direction vient d'annoncer aux salariés que 46 postes sur 82 emplois sont visés. Dans le détail, 37 licenciements sont envisagés et 9 transferts de contrat dans une autre entité juridique.

La direction évoque une chute de l'activité aux salariés

Créée en 1984, l'entreprise Sud Ouest Etalages (plus de 17 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2018) est détenue depuis 2008 par le groupe Lindera (46 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2017). Mais ce serait le seul des quatre sites du groupe à être concerné par un plan social. En cause, selon les élément indiqués par la direction aux salariés : la chute de l'activité, et une volonté apparente de se réorienter vers la restauration et l'hôtellerie de luxe.

Une aide de 67.264€ de la Nouvelle-Aquitaine, en février dernier

Pourtant, les perspectives semblaient encore florissantes au début de l'année pour Sud Ouest Etalages : la région Nouvelle-Aquitaine, en février, a ainsi alloué une aide de 67.264€ à l'entreprise avec un objectif de 12 créations d'emplois. Cela visait à intégrer sur le site de Brive une activité de peinture jusque là décentralisée à Souillac, dans le Lot.

Les représentants des salariés contestent les éléments

De fait, les représentants du personnel contestent les éléments évoqués par la direction pour se séparer d'autant de monde. Une restructuration excessive, selon eux, ils évoquent dans un premier temps la possibilité d'avoir recours au chômage partiel. Ils réclament enfin la désignation d'un expert pour éplucher les documents de l'entreprise.

Une décision difficile, mais une décision à prendre pour rebondir et éviter la fermeture

Le directeur général de Sud Ouest Etalages indique à France Bleu Limousin que l'entreprise subit "de plein fouet les effets de la crise du coronavirus avec des clients très touchés". Hervé Lacroix cite les secteurs du prêt à porter "lourdement affecté par la vente en ligne ou la vente de deuxième main" et celui des aéroports "avec des chantiers à l'arrêt complet pour équiper Orly et Roissy".

Un chiffre d'affaires en chute libre

Il assure que les indicateurs étaient très bien orientés au début d'année, rappelle que le groupe Lindera "avait investi 1,5 million à Brive en 2019 pour centraliser l'activité sur un site unique", mais que l'avenir est désormais bouché. "On tablait sur 16 ou 17 millions d'euros de chiffre d'affaires cette année, on va péniblement faire 11" reprend le directeur général pour qui ce plan social "est une décision difficile, mais une décision à prendre pour rebondir et éviter la fermeture".

Si l'option du chômage partiel de longue durée a été étudiée, assure-t-il,  "elle est encadrée et ne répond pas immédiatement à la situation que connaît l'entreprise".

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