Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

En Creuse, les entreprises continuent de confectionner des masques

-
Par , France Bleu Creuse

La demande de masques ne faiblit pas, au moins auprès des entreprises spécialisés dans le tissu, l'habillement ou la tapisserie et qui ont confectionné des masques ces derniers mois.

Les entreprises creusoises ne manquent pas de demandes pour des masques en tissu
Les entreprises creusoises ne manquent pas de demandes pour des masques en tissu © Radio France - Lisa Melia

Dans l'atelier de Marynap, à Guéret, Cynthia se concentre sur un joli voile blanc. "Je fais des rideaux, ça fait du bien !" La couturière apprécie de coudre enfin autre chose que "des masques, des masques, des masques et encore des masques", son quotidien depuis le début du mois d'avril. Comme d'autres entreprises creusoises, comme des couturières amateurs qui ont proposé leurs services, comme le groupe Facebook des Couturières du 23... Cynthia a passé tout son confinement a réaliser des masques en tissu.

Chez Marynap, les journées sont partagées entre confection de masques et commandes classiques.
Chez Marynap, les journées sont partagées entre confection de masques et commandes classiques. © Radio France - Lisa Melia

Or, depuis la fin de la quarantaine, elle continue, à raison de 150 à 200 masques par jour. "Nous avons reçu, début avril, une très grosse commande, explique Maryse Mathivet, la gérante de Marynap. Principalement, c'était des collectivités, des communes, des associations... Nous avons réalisé près de 30 000 masques." En Creuse, les entreprises qui ont participé à cet effort national semblent plutôt épargné par la chute soudaine de la demande, constatée par des professionnels du secteur, qui se plaignent de la concurrence des masques en papier réalisés en Chine. "Ce n'est pas le cas chez nous, assure Maryse Mathivet. Nous terminons tout juste les près de 30 000 masques de cette première commande. D'autres commandes, plus petites, continuent d'arriver." Du côté de la boutique de Sarlat, en Dordogne, le stock de masques est écoulé, notamment en raison de l'affluence touristique. Locaux et visiteurs continuent d'acheter des masques.

Reportage chez Marynap, à Guéret

Les professionnels du tissu ne chôment pas depuis quatre mois.
Les professionnels du tissu ne chôment pas depuis quatre mois. © Radio France - Lisa Melia

Pour rompre la monotonie, une nouvelle organisation du travail est mise en place depuis quelques jours, au sein de Marynap : les matinées sont dédiées à la confection des masques, les après-midi aux autres commandes, celles que les clients ont accepté de différer depuis le mois de février, pour du linge de maison ou des vêtements de bébés. "Après quatre mois d'attente, on peut enfin s'y consacrer", se réjouit Maryse Mathivet.

Cet équilibre, un partage entre le travail habituel et la confection de masques, est aussi devenu le quotidien de la manufacture Pinton, à Felletin. Même si, chez le spécialiste de la tapisserie, l'activité consacrée aux masques a légèrement baissé : elle a cessé pendant quelques temps, car l'approvisionnement par l'étranger a pris le dessus. Cela a permis à la manufacture de se consacrer de nouveau à son coeur de métier. Depuis deux semaines, deux couturières s'y consacrent de nouveau, alors qu'elles étaient huit au plus fort de la quarantaine. "Nous sommes en train de préparer le stock pour la rentrée, on prévoit environ 5 000 masques, précise Lucas Pinton, le patron. Nous allons changer nos prix : on va vendre les masques 3 euros, contre 5 euros avant."

Lucas Pinton, directeur de la manufacture Pinton

"Nous anticipons une nouvelle hausse de la demande, indique Lucas Pinton. D'abord parce qu'on redoute une seconde vague de l'épidémie. Ensuite, parce que le gouvernement recommande aux entreprises d'anticiper et d'avoir un stock pour leurs salariés et leurs clients." L'Etat demande en effet aux entreprises de prévoir pour dix semaines de protections, au cas où la crise sanitaire serait de nouveau hors de contrôle.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess