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Le détail du plan gouvernemental de 15 milliards d'euros de soutien à la filière aéronautique

Le ministre de l'Economie a présenté, ce mardi matin, le plan de soutien à la filière aéronautique. Bruno Le Maire a détaillé un plan de 15 millards d'euros d'aide pour soutenir l'ensemble de la filière.

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, présente ce matin le plan de soutien à la filière aéronautique.
Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, présente ce matin le plan de soutien à la filière aéronautique. © Maxppp - LUDOVIC MARIN / POOL/EPA/Newscom/MaxPPP

Le ministre de l'Economie et des Finances a présenté, ce mardi matin, le plan de soutien à la filière aéronautique pour tenter d'atténuer les effets de la crise liée au coronavirus sur le secteur qui est le poumon économique de l'Occitanie. Ce plan représente un total de 15 milliards d'euros d'aide à la filière.

A retenir : 

  • Le Covid-19 a conduit à une diminution du trafic aérien de 90% au plus fort de la crise
  • Le patron d'Airbus, Guillaume Faury n'a pas exclu des licenciements à cause de cette crise. La  presse britannique est même allée jusqu'à parler de 10.000 suppressions de postes, voire 13.000, soit 10% des effectifs de l'avionneur européen.

Le direct

  • La prise de parole du ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, est à présent terminée. On retient donc que l'Etat a concocté un plan de 15 milliards d'euros pour soutenir la filière aéronautique qui représente près de 300 000 emplois en France dont une grande partie dans la région toulousaine et en Occitanie.
  • "Il n'y a pas de raison de remettre en cause le principe de la ligne de production de l''A321 XLR à Toulouse. Nous avons eu l'occasion d'échanger avec le président d'Airbus sur ce sujet", rassure aussi Bruno Le Maire. "Mais pour construire une ligne, il faut qu'il y a ait un carnet de commandes. Ce sera à Airbus de définir le calendrier. Le principal pour nous, c'est que le principe ne soit pas remis en cause."
  • "On n'a pas vocation d'être les idiots du village. Nous respectons les règles internationales mais nous constatons que les Etats-Unis et la Chine protègent leurs industries aéronautiques", précise le ministre français de l'Economie.
  • Bruno Le Maire insiste sur les garanties de maintien de l'emploi qu'il exige de la part des grands industriels, en contrepartie de ce plan de 15 milliards d'euros pour la filière aéronautique.
  • Le député LREM de Haute-Garonne, Mickael Nogal est présent dans la salle, salué par le ministre de l'Economie pour son travail durant les dernières semaines de négociation avec les grands donneurs d'ordre, notamment.
  • Bruno Le Maire précise que c'est bien de "l'argent nouveau" pour aider la filière aéronautique, un plan qu'il a veillé à présenter hier à son homologue allemand. 
  • Le ministère de la Transition Ecologique va investir 1,5 milliards d'euros en faveur des technologies de rupture vers l'avion zéro carbone. Ce plan vise à préparer le successeur de l'A320 en développant un avion court et moyen courrier ultra sobre (moins 30% de consommation) et en préparant à 2035 un avion zéro émission. "Entre 2026 et 2028, un prototype sera présenté", explique la ministre. "C'est une accélération de 10 ans, que j'appelais de mes voeux, pour fixer les nouveaux standards mondiaux d'avion de ligne zéro carbone."

Verdir notre industrie aéronautique, c'est verdir l'avion à l'échelle de la planète. Nous avons la capacité de fixer les nouvelles normes écologiques au niveau mondial.

  • A Elisabeth Borne de prendre la parole. La ministre de la Transition écologique insiste sur l'importance de sauver une industrie qui représente près de 200 000 emplois directs en France tout en la transformant. "Avec ce plan, nous allons augmenter massivement les dépenses en Recherche et Développement pour avoir le plus tôt possible des modèles d'avions ultra sobres en énergie." 

Malgré la crise que nous traversons, nous devons redoubler d'effort pour continuer à faire rayonner notre industrie à l'international - Florence Parly

  • Pour soutenir le secteur, le ministère des Armées va dégager 600 millions d'euros de commandes par anticipation pour acquérir trois A330 transformés ultérieurement au profit de l'armée de l'air, pour remplacer les appareils vieillissants. Florence Parly affirme aussi que son ministère va commander huit hélicoptères Puma. Elle aussi insiste sur l'importance des PME et des ETI : plus de 100 millions d'euros vont notamment être mis au service de drônes pour la Marine Nationale. "L'ensemble de ces commandes répond à un besoin de nos armées. Nous allons simplement aller plus vite." Avant d'ajouter : "l'heure n'est pas au profit, il est au maintien de l'emploi".
  • "Soutenir l'industrie aéronautique, c'est épauler la croissance française tout entière", ajoute à son tour la ministre des Armées, Florence Parly.

Grâce à ce plan, l'industrie aéronautique française va une nouvelle fois montrer ce qu'elle est : l'une des meilleures, si ce n'est la meilleure au monde

  • "Le troisième volet, c'est l'accélération de la "décarbonation" de notre industrie française. Ca a été vrai pour l'industrie automobile, c'est vrai pour l'industrie aéronautique. Nous nous fixons un objectif très concrêt et très ambitieux : un avion neutre en carbone en 2035 et plus en 2050. Il sera produit notamment grâce au recours à l'hydrogène. La France doit être le pays d'Europe où se concevront les avions de demain."
  • "La chute des commandes ne doit pas détruire des compétences que nous avons mis des années à construire." C'est la première priorité du ministre de l'Economie, qui assure que son objectif est aussi de transformer les PME et les entreprises de taille intermédiaire. Pour soutenir leur transformation, il détaille deux fonds, un premier d'investissement d'un milliard d'euros en fonds propres et un second d'accompagnement entièrement financé par l'Etat, de 300 millions d'euros d'aides publiques. "C'est la première fois que Airbus, Safran et Thalès se rassemblent autour d'un fonds commun".

C'est une révolution industrielle qui a pris des semaines de négociations et de discussions au bout du compte efficaces

  • "Nous décrétons ce matin l'état d'urgence dans le domaine de l'aéronautique. Si nous ne faisons rien, ce sont 100 000 emplois qui sont menacés dans les six mois." Les aides que nous apportons doivent permettre à Airbus, à Thalès, à Safran de préserver l'emploi en France. 

Nous devons sauver notre industrie aéronautique, affirme Bruno Le Maire

  • "Le trafic aérien ne devrait pas revenir à sa normale avant deux ou trois ans", dit en préambule de sa présentation, le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire. Ce sont 250 000 à 300 000 emplois qui sont concernés. "Ce sont des compétences rares qui mettront une génération à être renouvelées".

A la veille de la présentation de ce plan, les collectivités locales ont écrit une lettre ouverte au patron d'Airbus, Guillaume Faury, pour l'enjoindre à maintenir son projet d'ouverture d'une ligne d'assemblage de l'A321 XLR à Toulouse

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