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Économie – Social DOSSIER : General Electric dans le Territoire de Belfort

EN IMAGES - Environ 500 personnes se mobilisent à Belfort pour soutenir les salariés de GE

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu, France Bleu Besançon

Environ 500 personnes, dont de nombreux salariés de General Electric, se sont mobilisés ce mardi matin à Belfort "pour le maintien de l'emploi" sur les sites GE de Belfort et Bourogne. Ils ont défilé dans les rues pour accompagner la sortie d'un convoi exceptionnel de l'usine.

Plusieurs centaines de personnes mobilisées à Belfort ce mardi pour la défense de l'emploi chez GE.
Plusieurs centaines de personnes mobilisées à Belfort ce mardi pour la défense de l'emploi chez GE. © Radio France - Nicolas Wilhelm

Belfort, France

Salariés, syndicalistes, élus locaux, habitants... environ 500 personnes ont manifesté ce mardi matin dans le secteur du Techn'hom à Belfort, pour la défense de l'emploi chez GE. Les manifestants se sont d'abord rassemblés vers 8h30 au niveau de la porte des Trois Chênes à Belfort sur le site de General Electric, avant le départ d'une marche symbolique dans les rues de Belfort, a pu constater sur place un journaliste de France Bleu Belfort Montbéliard.

A partir de 9h, le cortège s'est mis en marche pour accompagner la sortie d'un convoi exceptionnel de l'usine, une turbine à gaz. - Radio France
A partir de 9h, le cortège s'est mis en marche pour accompagner la sortie d'un convoi exceptionnel de l'usine, une turbine à gaz. © Radio France - Nicolas Wilhelm

Une marche symbolique dans Belfort

A partir de 9h, le cortège s'est mis en marche pour accompagner la sortie d'un convoi exceptionnel de l'usine, une turbine à gaz de 840 tonnes et plus de 100 mètres de long. Le convoi a quitté l'usine sous les applaudissements des salariés et les klaxons. Les manifestants ont ensuite brièvement défilé, de manière symbolique, à côté de la turbine, sur moins d'un kilomètre, avant de s'arrêter au niveau de l'avenue du Maréchal Juin, où les syndicats ont pris la parole. 

Déjà des mutations entre ateliers, selon un salarié de GE

La division turbines à gaz des sites de Belfort et Bourogne pourrait perdre entre 800 et 1 000 postes dans un avenir proche, soit quasiment la moitié des effectifs (1.900). "On a une crainte, on ne sait pas comment cela va finir. Ça commence à monter en température dans les ateliers. Les gens se font du souci. Il commence à y avoir des mutations entre ateliers. Du recyclage de personnes en interne" indique Yves, l'un des salariés de GE mobilisé ce mardi. 

Dans la foulée de cette marche, les syndicats ont rencontré la préfète du Territoire de Belfort ainsi que leur direction qui, selon eux, a exprimé sa volonté de sauvegarder l'emploi sur Belfort. Une délégation de salariés a été reçue en début d'après-midi par Antoine Peyratout, le directeur général de la branche GE Power France. Les syndicats demandent désormais à être reçus par Emmanuel Macron et par Scott Strazyk, le patron de l'unité gaz de GE au niveau mondial.

Plusieurs élus locaux du Territoire de Belfort sont mobilisées ce mardi aux côtés des salariés. - Radio France
Plusieurs élus locaux du Territoire de Belfort sont mobilisées ce mardi aux côtés des salariés. © Radio France - Nicolas Wilhelm

Plusieurs élus locaux étaient présents ce mardi aux côtés des manifestants, dont le maire LR de Belfort, Damien Meslot ou encore le Sénateur LR du Territoire de Belfort Cédric Perrin. Une délégation de cinq élus locaux sera par ailleurs reçue ce mercredi à l'Elysée par la secrétaire générale adjointe, Anne de Bayser.

"Citoyens et salariés, unis et solidaires" ou encore "1 emploi industriel = 5 emplois indirects", pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants. - Radio France
"Citoyens et salariés, unis et solidaires" ou encore "1 emploi industriel = 5 emplois indirects", pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants. © Radio France - Nicolas Wilhelm

GE va entrer en résistance comme Alstom a su le faire ! - Karine, employée de General Electric

Belfort, c'est 140 ans d'histoire industrielle, rappelle un délégué syndical. Les "GE" sont prêts à se battre. "C'était important de montrer à notre gouvernement et notre président que Belfort n'abandonne jamais. Emmanuel Macron qui a bradé Alstom à GE en 2015 va devoir prendre ses responsabilités et qu'il aide le site de Belfort dans la défense de l'emploi et dans les projets de diversification proposés par les syndicats", conclut Karine qui travaille depuis trente années sur le site de Belfort.