Économie – Social

En Indre-et-Loire, le malaise grandit chez les postiers

Par François Desplans, France Bleu Touraine mardi 20 décembre 2016 à 6:00

A l'appel de la CGT, une quinzaine de postiers se sont rassemblés à Vouvray pour dénoncer la réorganisation de La Poste
A l'appel de la CGT, une quinzaine de postiers se sont rassemblés à Vouvray pour dénoncer la réorganisation de La Poste © Radio France

A l'appel de la CGT, deux rassemblements ont eu lieu ce lundi à Tours et à Vouvray. Deux mobilisations pour dénoncer les fermetures de bureaux de Poste dans le département.

A Vernou-sur-Brenne comme à Parçay-Meslay, à Noizay comme à St-Martin-le-Beau, dans toutes ces communes, La Poste a fermé ses bureaux. A la place, pour les services de base comme le retrait d'un colis ou d'une lettre recommandée, il faut se rendre chez un commerçant ou en mairie. C'est ce qu'on appelle un point relais ou agence postale. Et c'est ce qui attend désormais les habitants tourangeaux des quartiers de Rochepinard et de Sainte-Radegonde.

Cette stratégie dénoncée par les syndicats est pourtant saluée par la Cour des Comptes. Dans un rapport publié la semaine dernière, la Cour recommande d'accélérer la transformation de l'entreprise. Et cela passe notamment par la réorganisation de tous ces bureaux à faible activité.

Face à la chute de son activité courrier, qui sera divisée par deux entre 2008 et 2020, La Poste doit se diversifier, se réinventer. Trouver de nouvelles missions pour compenser cette chute du courrier. Mais cette mutation se fait à marche forcée et dégrade très fortement le climat social dans l'entreprise.

Les cadences sont infernales, les collègues dépriment, sont en arrêt maladie, moi-même je suis sous anti-dépresseurs, ça devient fou.

La CGT fait le parallèle avec France Télécom

Entre les facteurs qui n'arrivent plus à boucler leur tournée dans les temps et les guichetiers soumis au mécontentement des usagers, le malaise grandit. Selon la CGT et Sud-PTT, 50 employés de La Poste se seraient suicidés cette année. Chiffres confirmés selon eux par une note confidentielle. Mais la direction dément catégoriquement l'existence d'une telle note.