Économie – Social

En Mayenne, la "casserolade" de la France insoumise réunit une trentaine de militants

Par Armêl Balogog, France Bleu Mayenne dimanche 1 octobre 2017 à 7:30

Une trentaine de Mayennais ont répondu à l'appel de la France insoumise samedi 30 septembre à Laval
Une trentaine de Mayennais ont répondu à l'appel de la France insoumise samedi 30 septembre à Laval © Radio France - Armêl Balogog

Quelques dizaines de Mayennais se sont mobilisés, samedi 30 septembre, à l’appel de la France insoumise. Ils ont choisi le lieu symbolique du parvis des droits de l’homme à Laval pour s’opposer à la réforme du code du travail par ordonnance.

Les bruits de casseroles résonnent dans le centre-ville de Laval. Une dizaine de militants de la France insoumise tapent sur des casseroles ou jouent de la crécelle et du sifflet ce samedi 30 septembre vers 13h, en même temps que dans une centaine de villes françaises.

Au total, une trentaine de Mayennais sont rassemblés pour exprimer leur mécontentement vis-à-vis de la réforme du code du travail voulue par le président Emmanuel Macron, qui en a déjà signé les ordonnances.

Des casseroles contre les rêves brisés

"Ils nous cassent nos rêves, on leur casse leurs oreilles !", c’est en résumé l’objectif de cette "casserolade" insoumise. Le rêve, c’est "que toutes les luttes anciennes pour avoir un code du travail protecteur ne soient pas effacées par la réforme du gouvernement Macron", explique Christelle Hunault, l’une des porte-paroles de la France insoumise en Mayenne.

A côté, Isabelle et Christian aussi s'inquiètent. Eux ne sont pas encartés au parti, mais il est important pour eux de se mobiliser. "C’est pour l’avenir", s’inquiète-t-elle. "Ces ordonnances, c’est pas bien, parce que je trouve que ce n’est pas très démocratique", renchérit-il.

Mobiliser les citoyens

Les militants distribuent des tracts aux passants. Certains ne s’arrêtent pas. Quelques discussions ou débats s’installent parfois, mais sans conflit ni véritable opposition. Dans l’ensemble, les personnes qui interrompent leur chemin ont des réactions positives, comme cette dame qui aurait voulu d’un Jean-Luc Mélenchon président.

Il faut faire des révolutions. – une passante

"Macron ne plaît pas, il n’y a qu’à le faire sauter bon sens !", s’exclame-t-elle. En face, Nicolas Chomel, autre porte-parole du parti, tient un panneau "klaxonner contre le coup-d’Etat social". Au bout d’une vingtaine de minutes, les premiers klaxons se font entendre. Des automobilistes les soutiennent.

Les revendications des Lavallois pendant la "casserolade" de la France insoumise - Radio France
Les revendications des Lavallois pendant la "casserolade" de la France insoumise © Radio France - Armêl Balogog

Ils croient à un recul d’Emmanuel Macron

"On était plus de 150.000, samedi 23 septembre à Paris, rappelle Christelle Hunault. Le gouvernement considère qu’on est très peu et croit que tout le monde est d’accord avec cette réforme, alors que non : il y a beaucoup de Français qui considèrent que leurs droits vont être bafoués."

Christophe, l’insoumis, y était justement à Paris. Il est aussi ce samedi à Laval. Et il compte partir de sa commune, Pré-en-Pail, autant que faire se peut, pour montrer sa détermination. Quand on lui demande s’il croit que la mobilisation dans la rue pourra faire revenir en arrière le président Emmanuel Macron, il répond, déterminé, "il n’aura pas le choix parce qu’on ne lâchera jamais".