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En Mayenne, la crise sanitaire risque d'anéantir de nombreuses écuries, la filière équine au bord du gouffre

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Par , France Bleu Mayenne

La filière équine va mal. De nombreux professionnels, chez nous en Mayenne, une terre de cheval, sont très inquiets. Beaucoup ont vu cette année leur chiffre d'affaires diminuer de 30%. La crise sanitaire, les confinements les ont mis à genoux.

Roger Pojasek est propriétaire d'une centaine de chevaux à Commer. Cet éleveur et entraîneur, lui, va tout faire pour poursuivre son activité
Roger Pojasek est propriétaire d'une centaine de chevaux à Commer. Cet éleveur et entraîneur, lui, va tout faire pour poursuivre son activité © Radio France - G.Treille

La filière équine est au bord du gouffre financier. De nombreux professionnels, chez nous, une terre de cheval, sont très inquiets. Beaucoup ont vu cette année leur chiffre d'affaires diminuer de 30%, la crise sanitaire, les confinements les ont mis à genoux. 

Des écuries pourraient à court terme disparaître se désole Pascal Berthoux, le président d'Equistratis, pôle de recherches et d’études sur la filière équine basé à Montsûrs : "c'est un milieu où il y a beaucoup d'auto-entrepreneurs, de petites entreprises, des PME avec quelques salariés et des apprentis. On parle ici de ruralité. Ils font vivre la campagne et créent des richesses. Une écurie qui ferme, ce n'est pas seulement un patron qui fait faillite et des employés au chômage. Une écurie qui ferme a des conséquences sur ses fournisseurs. La reprise des courses, sans protection particulière pour les entreprises les plus fragiles, a permis aux grosses structures de compenser une partie de leurs pertes au détriment des petites". 

Et Pascal Berthou a décidé d'attaquer, au civil, Jean-Pierre Barjon, président de l'association Le Trot, organisatrice des courses, pour son refus de souscrire le prêt garanti par l'Etat, ce qui aurait permis, dit-il, d'atténuer le choc de la crise sanitaire. 

Roger Pojasek est propriétaire d'une centaine de chevaux à Commer. Cet éleveur et entraîneur, lui, va tout faire pour poursuivre son activité, une passion : "je vais me battre car changer de métier à 53 ans ce n'est pas si facile. On doit être aidé financièrement pour avoir le prêt garanti par l'Etat. Pour les gens qui ont investi, comme moi, avec des revenus en baisse, on va sentir les effets d'ici la fin de l'année et au printemps prochain". 

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