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En Mayenne, les restaurants, bars, cafés et hôtels dans l'inquiétude face aux restrictions sanitaires

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Par , France Bleu Mayenne

Aucune restriction sur l'ouverture des bars, cafés et restaurants n'a cours en Mayenne. Mais ce vendredi, la préfecture pourrait renforcer les restrictions sanitaires. Jusqu'à contraindre certains établissements à revoir leurs horaires ? Professionnels du secteur comme clients se disent inquiets.

Illustration bar
Illustration bar © Radio France - Sarah Mansoura

L'Umih, l'union des métiers et des industries de l'hôtellerie, appelle à la mobilisation, ce vendredi, pour soutenir les bars, cafés, restaurants, tout comme les hôtels et les discothèques. A partir de 11h45, et chaque vendredi "aussi longtemps que nécessaire", prévient l'Umih, les professionnels du secteurs, patrons comme salariés, sont appelés à "faire du bruit" devant leur établissement, avec un signe distinctif, symbole du "deuil" des métiers concernés : casquette, tee-shirt, masque, bannière, brassard seront donc visibles.

Pour l'heure, la Mayenne reste en zone de vigilance au covid-19 ; mais depuis mardi, le taux d'incidence du virus a dépassé le seuil des 50 cas positifs pour 100 000 habitants, ce qui en théorie peut faire basculer le département en alerte. L'appel national à manifester de la solidarité aux restaurants et bars est donc relayé dans le département. 

Crainte des fermetures

Éric Jouanen, président de l'Umih en Mayenne, craint ainsi des fermetures partielles, comme celle des bars dans le département voisin, à Rennes (Ille-et-Vilaine). "On ne veut vraiment pas que cela arrive ici", explique le restaurateur, responsable de La Bastive d'Elva à Changé, près de Laval. "On fait tout pour respecter les directives, les contraintes sanitaires : la distanciation, l'espacement des tables, la désinfection des mains et du matériel", liste-t-il. "Il ne faudrait pas qu'il y ait un deuxième pseudo-confinement de nos entreprises, ce serait la catastrophe pour nous".

Il ne faudrait pas qu'il y ait un deuxième pseudo-confinement de nos entreprises, ce serait la catastrophe pour nous - Éric Jouanen, président de l'Umih en Mayenne

Sandrine Ribot, qui tient la boulangerie La petite Boulange, à Laval, abonde : "Je ferai du bruit à 11h45, comme c'est prévu. On a applaudi les soignants pendant le confinement, maintenant on applaudit nos commerçants, nos restaurants, nos bars, tous les vendredis. Ca ne coûte pas grand chose, et ça ne prend pas de temps." 

La commerçante explique dépendre, aussi, de l'activité des restaurants. Directement, car elle leur fournit quotidiennement du pain. Indirectement aussi, puisque son activité repose aussi sur la présence de passants en ville. "Moins de gens à flâner dans les bars, les cafés, les restaurants, les boutiques, c'est d'autant moins de chiffre pour nous", déplore-t-elle.

On a mis nos vies dans nos commerces. Nos maisons, nos voitures, nos vies. Oui, c'est une question de vie ou de mort ; si on perd notre affaire, on perd tout, on n'a plus rien. Il faut que nos clients soient au rendez-vous.-

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