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Économie – Social

En Picardie, la ruée vers les stations essence vide les cuves

mercredi 5 décembre 2018 à 17:17 Par François Sauvestre, France Bleu Picardie

C'est l'une des conséquences du mouvement des gilets jaunes. De nombreux automobilistes craignant des blocages se pressent vers les pompes à essence et vident les cuves. Il n'y a aucune pénurie en Picardie mais des stations ont des difficultés à s'approvisionner à cause de cette surconsommation.

Une station temporairement fermée à Amiens
Une station temporairement fermée à Amiens © Radio France - François Sauvestre

Amiens, France

Un ruban pour empêcher le passage et une affiche "station fermée". En Picardie de nombreux distributeurs d'essence font face à des difficultés d'approvisionnement. La crise des gilets jaunes et le blocage momentané de certains dépôts pétroliers dans plusieurs régions de France crispent les automobilistes qui se pressent vers les pompes. C'est cette surconsommation qui explique le manque de carburants dans certaines stations. Mais la Picardie ne souffre d'aucune pénurie. 

Consommation multipliée par cinq

A Amiens, au centre commercial sud il y a en moyenne au moins cinq à six véhicules par pompe ce mercredi midi. La direction détaille cette prise d'assaut des pompes. "Lundi en moins de cinq heures nous avons vendu 38 000 litres d'essence et de gasoil. C'est cinq fois plus que d'habitude". Une situation similaire dans les autres gros points de distribution de la ville. Certaines stations ont dû fermer pendant quelques heures. "On est obligés", glisse un responsable.

  - Radio France
© Radio France - Eric Turpin

Même si les grands dépôts pétroliers de la région ne sont pas concernés par les blocages, les livraisons d'essence ont du mal à suivre. "Hier on a du appeler trois camions au lieu d'un", explique un patron de grande distribution. 

Il n'y a pas de pénurie, c'est la stupidité des gens qui fait ça. Anthony entrepreneur Amiénois

Côté consommateur on prend son mal en patience dans les files d'attente qui s'allongent devant les pompes. "Je n'imaginais pas qu'il puisse y avoir autant de monde", s'étonne Philippe qui fait le plein complet de son véhicule. "Ce n'est pas normal que certains viennent mettre seulement dix ou vingt euros", poursuit-il. 

Dominique lui assume. Il est venu compléter son réservoir "par peur de ne plus pouvoir rouler". Un comportement qui agace beaucoup d'automobilistes "obligés de faire le plein". Anthony un entrepreneur Amiénois ne comprend pas ces attitudes qu'il qualifie de "stupides".