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Économie – Social

En Sarthe, les bailleurs sociaux au régime sec : moins de rénovations, moins de constructions

mercredi 12 septembre 2018 à 12:25 Par Bertrand Hochet, France Bleu Maine

Conséquence de la baisse des APL, les deux principaux bailleurs sociaux sarthois (près de 29.000 logements) diffèrent leurs investissements et réduisent nettement les réhabilitations. Ils dénoncent « la perte de pouvoir d’achat » des locataires, premières victimes, selon eux de la réforme Macron.

Les deux principaux bailleurs sociaux sarthois gèrent près de 29.000 logements - Ici, dans le quartier des Sablons, au Mans
Les deux principaux bailleurs sociaux sarthois gèrent près de 29.000 logements - Ici, dans le quartier des Sablons, au Mans © Maxppp - Franck Dubray

Le Mans, France

« Nos craintes se sont avérées fondées », se désolent en chœur les présidentes des deux principaux bailleurs sociaux de la Sarthe. L’an dernier, lorsque le gouvernement a annoncé la baisse des APL (Aides Personnalisées au Logement), Sarthe Habitat (15.500 logements) et Le Mans Métropole Habitat (13.344 logements) avaient indiqué redouter une chute importante de leurs ressources, du fait de la baisse du montant des loyers. Chiffres à l’appui, les deux organismes détaillent aujourd’hui ces pertes qui ont pour conséquence directe la baisse de leurs investissements, exception faite des travaux liés à la sécurité des maisons et des immeubles. 

Des chantiers repoussés

Sarthe Habitat, par exemple, passe « de 50 – 55 millions d’euros à 37 millions d’euros » cette année. Tandis que Le Mans Métropole Habitat diminue quasiment de moitié la somme allouée aux travaux : « 1,6 millions d’euros au lieu de 3,5 millions d’euros » (par exemple pour la réfection des cages d’escaliers ou les changements de boîtes aux lettres). « C’est notre chiffre d’affaire qui est ponctionné et non pas notre résultat », déplorent Fabienne Labrette-Ménager et Marie-Christine Poupineau. Plusieurs programmes de construction sont différés (par exemple la place Georges Gauthier - gare Sud -, au Mans pour Sarthe Habitat), ou remis en cause (par exemple les 160 logements de Le Mans Métropole Habitat pour l’accession à la propriété).

« Du pouvoir d’achat en moins pour les locataires »

Les deux principaux bailleurs sociaux de la Sarthe sont également contraints de réduire les travaux de réhabilitation, principalement dans le domaine de la rénovation énergétique : « Là où on mettait 40.000 ou 50.000 euros, par logement on va mettre 20.000 ou 25.000 euros », détaille Fabienne Labrette-Ménager, présidente de Sarthe Habitat. Dans ce contexte, les locataires ne verront pas leurs charges diminuer de manière aussi importante qu’espérée, regrette l’élue : « alors que notre but est de leur rendre du pouvoir d’achat à travers des économies d’énergie ». Marie-Christine Poupineau, la présidente de Le Mans Métropole Habitat ne dit pas autre chose : « nous souhaitions, par exemple faire passer les logements de classe énergétique F à la classe B. Nous sommes contraints de ne les amener qu’à D ou à C. La facture pour le locataire reste importante. C’est du pouvoir d’achat en moins ». 

Les présidentes des deux principaux offices HLM sarthois (au centre, F. Labrette-Ménager et M-C. Poupineau) dénoncent les conséquences néfastes de la réforme Marcon pour les locataires. - Radio France
Les présidentes des deux principaux offices HLM sarthois (au centre, F. Labrette-Ménager et M-C. Poupineau) dénoncent les conséquences néfastes de la réforme Marcon pour les locataires. © Radio France - Bertrand Hochet