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Dossier : La nouvelle éco, comment le coronavirus bouleverse l’économie

Savoie : le secteur du BTP redoute "les deux, trois prochaines années"

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Par , France Bleu Pays de Savoie

Avec la crise de la Covid, la flambée du prix des matériaux et la non-ouverture des remontées mécaniques, les artisans savoyards du BTP traversent une phase compliquée et s'inquiètent des années à venir.

Les travailleurs savoyards du BTP redoutent les prochaines années
Les travailleurs savoyards du BTP redoutent les prochaines années © Maxppp - Grégory Yetchmeniza

C'est le double coup de massue pour le secteur du BTP : avec la crise du coronavirus les chantiers ralentissent, et en plus le prix des matériaux flambe. C'est encore plus dur lorsque les chantiers sont liés à l'activité de montagne et notamment les remontées mécaniques, inexistantes cette année. Patrick Richiero est le président de la Fédération du BTP en Savoie.

France Bleu Pays de Savoie : Avec la Covid, les chantiers de BTP sont au ralenti ? 

Patrick Richiero : Oui, évidemment. Mais c'est très hétérogène. Dans le BTP, il y a les TP - travaux publics - et le bâtiment. Du côté des TP, l'année dernière a été assez satisfaisante parce qu'il y avait encore des commandes publiques. Mais ces chantiers portaient jusqu'à fin décembre. Depuis janvier, il a une chute d'appel d'offre drastique, notamment en Maurienne où les installateurs de remontées mécaniques (IRM) dépendent essentiellement de l'activité montagne. Le bâtiment a globalement plus souffert, à cause de la distanciation. Quand vous refaites une salle de bain, vous êtes trois, quatre, cinq corps différents dans la même pièce... C'est plus compliqué à gérer.

En plus des retards, les matériaux sont plus chers en ce moment. A quoi est-ce dû ? 

Les commandes et les stocks de bois français sont aspirés par les États-Unis. Cela s'explique par les barrières douanières mises par Donald Trump à l'égard du Canada, les feux de forêts en Californie... Nous sommes aujourd'hui en rupture de commande, ce qui a suscité une flambée des prix très importante. Il y a aussi l'acier, dont la Chine est le premier fabricant, mais aussi le premier importateur et qui a repris une activité extrêmement importante. Là aussi, toutes les commandes sont donc aspirées. Le bois et l'acier font partie des ingrédients qui font qu'aujourd'hui les entreprises de BTP sont extrêmement inquiètes sur leur rentabilité. D'ici un an, elles ne seront pas capables de retrouver leur santé financière pour faire face à ces augmentations de prix et pour commencer à rembourser leur Prêt garanti par l'Etat  (PGE). 

Est-ce qu'être à la montagne ajoute une inquiétude supplémentaire cette année pour le BTP ?

Oui, avec l'absence des remontées mécaniques cette année, on craint une chute des investissements sur les deux, voire trois ans à venir

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