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Économie – Social

Enedis, GRDF : 13 sites franciliens occupés depuis plus de deux semaines par la CGT

lundi 2 juillet 2018 à 18:38 Par Rémi Brancato, France Bleu Paris

C'est une grève qui dure. Depuis mi-juin, environ 150 sites d'Enedis ou de GRDF, sont occupés par des grévistes à l'appel de la CGT, dont 13 en Île-de-France. Ils dénoncent des suppressions d'emplois et craignent une privatisation. Reportage à Noisy-le-Sec, en Seine-Saint-Denis.

Occupation du site Enedis de Noisy-le-Sec (93), ce lundi 2 juillet
Occupation du site Enedis de Noisy-le-Sec (93), ce lundi 2 juillet © Radio France - Rémi Brancato

Noisy-le-Sec, France

Depuis mi-juin, 13 sites d'Enedis et GRDF en Île-de-France*, les entreprises chargées du transport de l'électricité et du gaz, filiales d'EDF et Engie, sont occupés ou bloqués par des grévistes, à l'appel de la CGT. Ils demandent des augmentations de salaires, dénoncent des suppressions de postes et craignent une privatisation. En tout 150 sites seraient concernés, un peu partout en France.

Un mouvement " de cette ampleur, c'est la première fois"

A Noisy-le-Sec, en Seine-Saint-Denis, les grévistes d'Enedis ont installé un barnum, un baby-foot et se relaient sur le piquet de greve. "On est sur un roulement de deux heures par jour et on est en permanence 10, 15, on ne perd pas trop d'argent" détaille Nicolas Nogues, secrétaire adjoint de la CGT énergie du 93 : "cela fait depuis 2002 que je suis dans la boite, des mouvements ont en a vécu, mais de cette ampleur, c'est la première fois : c'est un mouvement historique". "On n'est pas prêts de bouger" ajoute-t-il.

ECOUTER - Nicolas Nogues, de la CGT énergie du 93

"Linky détruit nos emplois"

Les grévistes dénoncent notamment la diminution du nombre de postes, notamment en raison du déploiement des compteurs Linky, automatisés. "En un an, la moitié des bureaux s'est vidé : des interventions sont faites à distance, donc on a moins besoin de techniciens" regrette Fabien Tirel, technicien et membre de la CGT. "Linky détruit nos emplois" peut on lire sur une banderole accrochée dans la rue, devant le site.

Les salariés mobilisés soulignent aussi que le recours à la sous-traitance s'est normalisé. Un préalable à la privatisation, selon eux. "On donne les accès aux techniciens pour travailler et faire le travail qu'avant, EDF ou GDF faisait" regrette Franck Artigaut, représentants du personnel CGT, au CHSCT et au CE d'Enedis.

ECOUTER - Le site de Noisy-le-Sec est occupé depuis le 17 juin par des grévistes

Une coupure de courant spectaculaire pour se faire entendre

Mardi 26 juin, la CGT assure avoir coupé le courant pendant 2h30 au centre commercial Oparinor, à Aulnay-sous-Bois, coupure confirmée par la direction du groupe Enedis. Une action coup de poing pour se faire entendre, dans un mouvement resté jusqu’ici peu audible. "J'ai l'impression que pour faire parler de nous, il va falloir aller plus loin que ça et couper des usagers" commente Benjamin Le Marchand, également membre de la CGT : "mais ça, ça nous dérange". 

Trois syndicalistes assignés en justice pour des occupations illégales

Jusqu'ici, les grévistes se refusent à couper le courant aux particuliers. Mais la direction d'Enedis se dit vigilante et dit veiller au respect de la "mission de service public". Contactée, une porte parole explique que le groupe ne souhaite pas s'exprimer sur ce mouvement de grève qu'il "déplore". La CGT assure de son côté que trois syndicalistes franciliens ont déjà été assignés au tribunal pour des occupations illégales de sites par la direction, qui ne confirme pas. 

* Dans le 94 : Villeneuve Le Roi et Arcueil,  dans le 95 : Sannois, Montmagny et Saint Ouen l'Aumone, dans le 92 : Nanterre, dans le 78 : Maurepas, Le Chesnay, Magnanville et Carrière-sous-Poissy, dans le 77 : Meaux, dans le 93: Noisy-le-Sec et dans le 91 : Bretigny-sur-Orge.