Économie – Social

Engie fermera son centre d'appels d'Orléans en 2019

Par Anne Oger, France Bleu Orléans mercredi 5 octobre 2016 à 6:00

35 salariés travaillent au centre d'appels Engie d'Orléans
35 salariés travaillent au centre d'appels Engie d'Orléans © Maxppp - Vincent Isore

France Bleu Orléans vous le révèle ce matin : Engie va fermer son centre d'appels, installé sur le site historique du groupe à Orléans, tout près de la gare. 35 agents y travaillent aujourd'hui, ils sont chargés de la relation-clients, le centre fermera dans trois ans

"Pas de départs massifs ni de plan social" disait le mois dernier Isabelle Kocher, la patronne d'Engie, engagée dans une profonde réorganisation pour les prochaines années. Le groupe veut se concentrer sur la transition énergétique, abandonner des activités vouées à disparaître, et demande à ses salariés de faire de même, en favorisant les reconversions. C'est ce que vont devoir faire les agents d'Engie employés sur le site historique du groupe à Orléans, rue Albert 1er. Ceux du centre d'appels spécialisé dans la relation-clients pour les particuliers, un des 13 centres d'appels d'Engie en France. Il va fermer, en 2019, la nouvelle a été confirmée aux syndicats jeudi dernier en comité d'établissement.

Trois ans pour retrouver un poste

Engie ferme trois centres d'appel en France : Douai, Cergy, et donc celui d'Orléans où travaillent aujourd'hui environ 35 personnes, il y en avait encore 50 il y a un an, mais le rythme des départs s'est accéléré, les départs en retraite ne sont pas remplacés, les demandes de mutations sont encouragées. Et cela va s'accélérer dans les trois prochaines années, les agents se verront proposer des reclassements, géographiques ou professionnelles. "C'est très stressant pour les salariés, c'est culpabilisant d'être sous pression comme ça, avec l'obligation de retrouver un poste dans les trois ans" regrette Philippe Padeiro, délégué CGT chez Engie. "D'autant que le travail de ces agents sur les centres d'appels, il est en fait confié à des sous-traitants, qui travaillent au Portugal ou au Maroc" ajoute Philippe Padeiro.

Le site historique de Gaz de France à Orléans

C'est le site historique de Gaz de France qui est donc concerné par cette réorganisation. Une quinzaine de personnes resteront sur place en 2019, elles sont chargées des relations avec les entreprises et ne sont a priori pas concernées par les mesures annoncées la semaine dernière. Il n'y aura pas de licenciements, le statut des agents, anciens de Gaz de France, ne le permet pas.

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