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Économie – Social DOSSIER : Les papeteries Arjowiggins dans la tourmente

Entre départs et reprise, la papeterie Arjowiggins du Bourray coupée en deux

mardi 26 mars 2019 à 19:25 Par Alexandre Chassignon, France Bleu Maine

Ce mardi était le dernier jour de travail pour 128 personnes, soit plus de la moitié des salariés des papeteries du Bourray à Saint-Mars-la-Brière. La seule offre de reprise concerne la production de ouate, soit 116 emplois, mais le report de la décision de la justice va retarder son redémarrage.

Les salariés des papeteries du Bourray n'ont pas caché leur colère au retrait du principal candidat à la reprise, le groupe Lessebo.
Les salariés des papeteries du Bourray n'ont pas caché leur colère au retrait du principal candidat à la reprise, le groupe Lessebo. © Radio France - Alexandre Chassignon

Saint-Mars-la-Brière, France

La décision du tribunal de commerce de Nanterre ne fait pour eux aucun doute : l'activité ouate des papeteries du Bourray sera reprise par CGMP, une PME de Tuffé.

L'autre filière du site, les papiers recyclés pour l'impression et l'écriture, va fermer. Les 128 employés qui travaillent sur cette activité seront licenciés sans indemnité. C'est la conséquence de l'annonce du retrait du groupe Lessebo, lundi. Il proposait de reprendre l'ensemble du site et 85% des effectifs mais sans offrir de garanties financières suffisantes pour que la justice valide son projet.

Les restes d'un feu de papier allumé par les salariés à l'entrée du site. - Radio France
Les restes d'un feu de papier allumé par les salariés à l'entrée du site. © Radio France - Alexandre Chassignon

"Le Bourray, une institution"

Ce mardi était pour beaucoup le dernier jour de travail à Arjowiggins, malgré le report de la décision de justice. Ils étaient nombreux à vider leur casier avec un mélange de résignations, de "colère" et de "déception".

"Le Bourray c'est une institution, j'imaginais travailler ici plusieurs décennies, confie Eddy. Maintenant on va chercher du travail ailleurs, on sait que c'est difficile mais on a tous une famille à nourrir".

Pas de redémarrage sans jugement

Pour la ouate, l'équipe était prête à faire redémarrer les machines dans la nuit de mardi à mercredi mais le report de la décision de justice chamboule ce calendrier. En cas de jugement vendredi sur la reprise, le travail pourrait reprendre entre samedi et mardi prochain. "Le plus vite possible" espère Mickaël Brun de la CGT, pour fournir CGMP. 

Le repreneur est l'un des gros clients du Bourray avec 6.000 tonnes de ouate achetées chaque année sur une production de 22.000 tonnes. _"Sans matière première, CGMP sera en difficulté"_, craint le syndicaliste, qui travaille à la production de ouate. Cette dépendance est d'ailleurs l'une des raisons qui ont poussé la PME sarthoise à faire une offre de reprise partielle.

Une partie du bâtiment où la ouate est produite. - Radio France
Une partie du bâtiment où la ouate est produite. © Radio France - Alexandre Chassignon