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ENTRETIEN - Saint-Nazaire : Jean-Claude Bourrelier veut investir dans les Chantiers de l'Atlantique

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Par , France Bleu Loire Océan

Jean-Claude Bourrelier, le fondateur de l’enseigne de bricolage Bricorama, veut investir dans le rachat des chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire. Après l’abandon du projet par le groupe italien Fincantieri, le maire de la commune nous avait confié l’existence d'un solide investisseur.

Jean-Claude Borrelier au salon des entrepreneurs en 2006
Jean-Claude Borrelier au salon des entrepreneurs en 2006 © Maxppp - A DE ROLL

Jean-Claude Bourrelier, 74 ans, pourrait être le plus gros investisseur dans le rachat des chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire. L’entrepreneur, boulanger au début de sa carrière, se positionne une nouvelle fois après l'arrêt de la vente aux Italiens de Fincantieri. Déjà trois ans qu'il montre son intérêt au gouvernement, puisque l'Etat français est pour l’instant majoritaire au capital. Il a accordé un entretien exclusif ce vendredi à France Bleu Loire Océan. 

Si c'était pour gagner de l'argent, il est clair que j’investirais dans d'autres domaines. - Jean-Claude Bourrelier

Pourquoi vous porter candidat pour investir dans les chantiers de l'Atlantique ? 

Jean-Claude Bourrelier : Pour moi l'entreprise, c'est surtout des hommes, des produits, et quand je vois les chantiers de l'Atlantique, je ne vois pas pourquoi on ne serait pas amoureux. C'est une question de passion plutôt qu'une question financière parce que si c'était pour gagner de l'argent, il est clair que j’investirais dans d'autres domaines. J'ai été bien accueilli, j'ai trouvé des gens formidables, des ouvriers amoureux de leur travail. Tout ce qui fait la beauté d'une entreprise. J'ai eu beaucoup de chance, donc j'essaie d'en faire profiter les autres. C'est une vision désintéressée. Je suis un entrepreneur, et un entrepreneur ça entreprend. J'ai pour seule passion, après mon épouse, mon entreprise. J'aime entreprendre, gagner. Mais l'aspect financier vient en deuxième. Vous l'aurez compris, c'est d'abord l'entreprise qui me passionne. 

Ce n'est pas risqué d'investir dans ce contexte de crise ?

Il faut être optimiste. Actuellement, les croisières sont arrêtées. Les armateurs n'ont pas de recette, et la conjoncture est difficile. Mais je pense que demain, grâce au vaccin, quand nous aurons surmonté cette épreuve, les gens auront envie de se faire plaisir, voudront repartir. Donc c'est un secteur qui a de l'avenir. Puis, les chantiers de l’Atlantique, ce n'est pas que des croisières, c'est aussi un peu de militaire, les énergies renouvelables, une entreprise qui est dans la recherche, bref que des choses qui me plaisent. 

Vous ne serez pas seul à la barre, il y a plusieurs repreneurs avec vous si le gouvernement accepte votre projet ?

Oui je serai le plus gros des investisseurs, mais je ne serai pas majoritaire. Je serai le plus gros des minoritaires. Mais pour l’instant, cela reste un projet suspendu à la volonté de l'Etat. Dans le projet, il y a Naval Group, l'agence de participation de l'Etat, des entreprises locales seront actionnaires, les salariés verront leurs participations augmenter. Nous avons un vrai plan

Pourquoi vous n'êtes pas seul ? C'est pour rassurer ? 

Oui. Je pense que c'était dans un esprit de concertation, et non pas un rachat des Chantiers pour les revendre dans quelques années. C'est un accompagnement sur du long terme. Tout est fait pour que les Chantiers de l’Atlantique puissent renforcer leurs fonds propres et être plus fort demain qu'aujourd'hui.

Vous avez eu l'occasion de vous entretenir avec le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, ou Emmanuel Macron ? 

Non, je n'ai pas eu l'occasion de rencontrer Bruno Le Maire ou le Président de la République. Mais j'ai eu des contacts avec des conseillers. C'est moi qui les ai sollicitées. Ils ont été bienveillants, ils m'ont bien reçu, et naturellement je n'ai eu que des avis favorables. 

Combien comptez-vous investir ? 

Plusieurs dizaine de millions. Mais rien ne met en danger l'avenir de la famille, et suffisamment pour intéresser nos gouvernants. Ma personne les rassure, mais ils seront d'autant plus rassurés par l'engagement financier. 

Vous y croyez à ce rachat ?

Un entrepreneur doit toujours y croire. Parce qu'il faut avoir des convictions quand on entreprend. Un entrepreneur ne doit pas être un rêveur et doit avoir les pieds sur terre. Je ne suis pas là pour les "bateaux". Vous n'avez jamais vu mon nom sur un bateau de course. C'est la passion de l'entreprise et non pas la passion de la mer. L'amour de l'entreprise dicte ce projet et pas l'amour de l'argent. Je ne connais rien d'autre d'aussi passionnant que le travail. La retraite, je ne connais pas ce mot.   

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