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Dossier : Coronavirus Covid-19

Épernay : avec une fréquentation qui chute jusqu'à -92%, le cinéma Le Palace ferme ses portes temporairement

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu

Les dégâts occasionnés par la crise sanitaire et économique continuent de se faire sentir. À Épernay (Marne), le cinéma Le Palace fermera ses portes temporairement dès ce mardi soir : conséquence d'un mois à perte avec jusqu'à -92% de fréquentation !

Image d'illustration.
Image d'illustration. © Radio France - Nicolas Blanzat

Après trois mois de fermeture, le cinéma Le Palace (Épernay, Marne) a rouvert ses portes le 22 juin. Depuis, 800 spectateurs s'y rendent chaque semaine : loin des 5.000 habituels. Une baisse de fréquentation moyenne de -80%, jusqu'à -92% le week-end dernier, qui forcent le gérant du cinéma à baisser le rideau temporairement, dès ce mardi soir.

On ferme mais on ne sait pas quand on rouvrira, on espère revenir à la rentrée. - Daniel Castaner, directeur du cinéma Le Palace

Ouverture à perte depuis le déconfinement

Un choix pour "préserver l'outil et les emplois" explique Daniel Castaner, le directeur du Palace qui met tous ses employés en chômage partiel. "C'est vraiment compliqué, avant le premier client il nous faut soixante-mille euros par mois pour nos charges d'exploitation (ménage, électricité etc.), je ne connais aucune activité qui continue à fonctionner avec une baisse 80% de son chiffre d'activité, c'est juste pas possible", poursuit-il.

Crainte du virus, programmation trop faible

Le choix de la fermeture a été fait par plusieurs cinémas en France, à l'image du mythique Grand Rex à Paris qui ferme également en août. D'autres résistent grâce aux économies, c'est le cas de l'Opéraims, cinéma en plein centre-ville de Reims. Tous s'accordent à dire que les salles résonnent tant elles sont plus vides que d'habitude. "On peut l'expliquer par une certaine peur des clients d'attraper le virus dans nos salles, même si tout est désinfecté. Le plus gros souci c'est la programmation. Ouvrir nos portes c'est facile mais si on a rien à montrer. Quand on regarde le calendrier des sorties pour les prochaines semaines c'est encore pire", avoue Daniel Castaner, directeur du Palace d'Épernay.

Cette situation conjoncturelle est aggravée par l’impact des lourds investissements engagés par le Palace dans le cadre de sa rénovation en 2018. Nous travaillons d’ores et déjà à la programmation de la rentrée. Dès notre réouverture, nous espérons pouvoir compter sur le soutien de nos spectateurs. - Communiqué Le Palace

La programmation n'est pas prête de s'améliorer puisque les plus grosses productions américaines sont reportées de plusieurs mois voire années, décisions prises par les studios californiens enlisés dans une crise du Covid-19 encore plus grave aux États-Unis. Les autres films sont "peu médiatisés et les spectateurs ne sont même pas au courant des films en salle", estime Daniel Castaner.

Mettre la pression sur Roselyne Bachelot

Face à cette conjoncture, les réunions se multiplient entre les exploitants, distributeurs et le gouvernement pour limiter la casse. "On veut mettre la pression sur la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, de manière à ce qu'elle entende nos difficultés, pour débloquer des systèmes de financement qui existent déjà dans le cinéma mais qui sont sur le long terme, alors que nous la crise elle est maintenant, elle est là", lance Daniel Castaner, gérant du Palace. Un ajustement qui, selon lui, permettrait aux salles de sortir, un peu, la tête de l'eau.

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