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Épisode de gel : quelles conséquences pour les producteurs de fruits et légumes des Pyrénées-Orientales ?

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Par , France Bleu Roussillon

Les producteurs de fruits et légumes des Pyrénées-Orientales continuent de recenser les dégâts provoqués par l'épisode de gel survenu dans la nuit du 7 au 8 avril. Ils espèrent une aide dans la durée de la part de l'État, mais aussi de la compréhension et du soutien de la part des consommateurs.

De nombreux bourgeons ont été détruits par le gel
De nombreux bourgeons ont été détruits par le gel © Maxppp - Sebastien JARRY

Les secteurs de l'arboriculture et du maraichage ont été durement affectés par le brutal coup de gel survenu dans la nuit de mercredi à jeudi 8 avril, notamment dans le Conflent mais aussi la quasi-totalité de la plaine du Roussillon. Avec des températures minimales négatives et particulièrement froides : de -3°C à Prades Eus ou Vinça, jusqu'à -5°C à Codalet, de nombreuses exploitations ont été impactées. La détresse de certains exploitants agricoles est grande après cet épisode de gel nocturne.

 La difficile évaluation des dommages

Hervé Cribeiller est arboriculteur en agriculture biologique à St-Genis-des-Fontaines où il exploite une cinquantaine d'hectares d'arbres fruitiers principalement de la pêche et de la nectarine. Ses vergers ont été particulièrement touchés par le coup de gel de la semaine passée. "La température n'est pas descendue très bas, mais cela a suffit pour faire d'énormes dégâts" explique l'arboriculteur

"Il y a des parcelles sinistrés jusqu'à 90%, d'autres à moitié, mais à mesure que le temps passe on constate que les amandes deviennent marrons, les nectarines se fendent le long de la suture, donc c'est un bilan encore évolutif. On attend de voir ce qu'il restera au final sur les arbres pour embaucher, mais ce qui est certain, c'est qu'il y aura malheureusement moins de travail que d'habitude."

Des aides inadaptées ? 

Alors que le gouvernement a décrété l'activation du plan de calamité agricole, Yves Aris, vice-président départemental de la FNSEA et producteur de fruits à Toulouges, s'inquiète des conséquences économiques de ce nouveau coup dur et dénonce un décalage entre les promesses d'indemnisation et leurs réalisations.

"L'an dernier ont avait eu un épisode hivernal très chaud, suivi de pluies trop abondantes pendant la floraison avec des pertes de plus de 60% pour les abricots rappelle Yves Aris. Les dossiers de calamités agricole ont été déposés mais aujourd'hui on ne voit toujours rien venir ! Il y a toujours quelque chose qui bloque, ou qui n'entre pas dans la logique de l'Administration." 

"Cela fait plusieurs années que l'on alerte sur la nécessité de créer des assurances récoltes dans le cadre de la Politique Agricole Commune pour mutualiser les risques, qu'il y ait un accompagnement de la part des pouvoirs publics car aujourd'hui, le fonctionnement des marchés fait que les assurances sont trop chères pour que les exploitants puissent les souscrire."

La responsabilité de la grande distribution et des consommateurs

Suite au gel, certains fruits et légumes auront quelques défauts d'apparence tout en restant parfaitement consommables, mais cela risque d'avoir des conséquences sur leur prix de vente. 

Éric Hostalnou, le responsable de la filière arboricole et maraîchage à la chambre d'agriculture des Pyrénées-Orientales espère donc que les distributeurs mais aussi les consommateurs sauront se montrer compréhensifs : "En ce qui concerne les artichauts par exemple, des têtes ont légèrement gelé avec la peau boursouflée ou dénudée par endroits. Pourtant, c'est une altération purement esthétique, cela n'enlève rien au propriétés qualitatives et gustatives du produit. On espère donc que la grande distribution et les consommateurs ne seront pas trop exigeants en achetant ses primeurs qui seront toujours aussi bons malgré leur aspect." 

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