Économie – Social

Epival, épicerie solidaire de Valence, a ouvert ses portes

Par Marie Rouarch, France Bleu Drôme-Ardèche dimanche 11 décembre 2016 à 9:58

L'épicerie solidaire de Valence, baptisée Épival, a ouvert ses portes le 5 décembre.
L'épicerie solidaire de Valence, baptisée Épival, a ouvert ses portes le 5 décembre. © Radio France - Marie Rouarch

Valence a désormais son épicerie solidaire. Depuis le lundi 5 décembre, elle accueille les Valentinois bénéficiaires des aides alimentaires du CCAS, le Centre communal d'action sociale. Ils peuvent y faire des achats de première nécessité à des tarifs préférentiels.

Épival, c'est son nom, a ouvert ses portes le lundi 5 décembre. À l'image de Romans ou de Privas, Valence a donc, désormais, son épicerie solidaire. Une boutique qui accueille les Valentinois bénéficiaires des aides alimentaires du CCAS (Comité communal d'action sociale). Ils peuvent y acheter des produits de première nécessité, produits frais, fruits et légumes, épicerie ou encore lessive et produits d'hygiène, à des tarifs préférentiels.

L'espace, un local de 100 mètres carrés au 3 rue Faventines, reçoit les bénéficiaires envoyés par le CCAS, quatre demi-journées par semaine (les lundis, mardis et vendredis après-midi et jeudis matins). L'accès est accordé par une commission d'attribution des aides sur attestation du niveau de ressources, pour une période déterminée, avec un budget déterminé. D'après le CCAS, 5 400 Valentinois pourraient être concernés par ce dispositif.

40 euros par semaine pour quatre personnes

En clair, une famille de quatre personnes peut se voir accorder un crédit d'achat de quarante euros pour une semaine. C'est le montant qu'elle pourra dépenser dans l'épicerie. En échange, elle devra verser une participation, l'équivalent de 10 à 30 % du prix des produits. En effet, dans les rayons, les étiquettes mentionnent plusieurs prix : le prix moyen du produit dans le commerce -65 centimes par exemple pour un pot de moutarde, et le prix que devront payer les bénéficiaires pour ce produit- 20 centimes pour ce même pot de moutarde.

Plusieurs prix figurent sur les étiquettes, dans les rayons, prix moyen dans le commerce et prix à payer par les bénéficiaires. - Radio France
Plusieurs prix figurent sur les étiquettes, dans les rayons, prix moyen dans le commerce et prix à payer par les bénéficiaires. © Radio France - Marie Rouarch

Un moyen de responsabiliser les bénéficiaires, de les rendre "acteurs", explique Frédérique Victor, responsable de l'épicerie solidaire de Valence. "Ils font l'acte d'achat, participent à leurs courses", contrairement au procédé précédent. Auparavant, les bénéficiaires recevaient des chèques de service qu'ils pouvaient dépenser à leur guise en grande surface. Un dispositif "moins prise de tête" témoigne une maman, qui regrette de "ne pas trouver tous (ses) produits habituels" à l'épicerie solidaire.

C'est là que les 35 bénévoles et la salariée de l'épicerie solidaire entrent en jeu. Épival se veut aussi un lieu de convivialité, d'échange et de conseils. "On n'a pas de béchamel en brique, c'est sûr, explique Frédérique Victor, mais on a de la farine, du beurre, du lait pour en faire et ça, on peut leur expliquer".

Nouer des partenariats avec des producteurs locaux

Les produits dans les rayons sont fournis par la Banque alimentaire, des grandes surfaces et une association de déstockage. Mais l'épicerie se rode, se développe et aimerait, par exemple, aboutir à des partenariats avec des producteurs locaux pour proposer toujours plus de produits, plus variés, à ses clients.

Épival dispose d'un budget annuel d'un peu plus de 120 000 euros et est gérée par le Diaconat protestant.