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Économie – Social

Eric Léandri, PDG niçois du moteur de recherche Qwant répond à ses détracteurs

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Par , France Bleu Azur

"Qwant, enquête sur les déboires du Google français". C'est le titre de l'article du Figaro Economique qui met en colère le PDG niçois de Qwant. Eric Leandri y répond alors point par point.

Eric Léandri, patron de Qwant
Eric Léandri, patron de Qwant © Maxppp - Delphine Goldsztejn

Nice, France

Le patron niçois de Qwant, Eric Leandri est en colère. Il juge que son moteur de recherche est la cible d'un article à charge du Figaro Economique. Dans les pages saumon du quotidien national, la start-up française est, en effet, accusée de ne pas engranger autant de chiffre d'affaire qu'annoncé, de peiner à se développer, de ne toujours pas être le moteur de recherche officiel de l'administration française ou encore de renier une forme d'indépendance en se liant avec Microsoft, particulièrement en ce qui concerne l'hébergement de datas. Des attaques qui passent mal pour Eric Leandri qui accuse les journalistes de regarder le verre à moitié vide plutôt qu'à moitié plein. 

Que répondez-vous à cet article ?

"L'article focalise sur 2018 et sur des décalages de chiffre d'affaire que nous avons eu. C'est vrai ! Mais c'est oublier que depuis la fin d'année, nous sommes en phase d'ascendance. Plus 20 %. Qu'en 2019, des banques, des régions, 11 académies sur 17, de grandes entreprises comme Safran utilisent désormais Qwant comme moteur de recherche."

Mais pourquoi l'administration française ne vous a pas encore officiellement choisi ?

"Si nous n'avons pas encore pu basculer l'administration française sur Qwant c'est parce que Google paye plusieurs millions d'euros pour être installé par défaut sur chaque ordinateur qu'achète, après appel d'offre, l'administration française. Indirectement c'est une concurrence déloyale que nous devons surmonter. C'est forcément long. Et puis, pourquoi personne ne parle de ce que nous faisons en Europe. Nous sommes aussi en Allemagne, en Italie, et personne n'en parle".

Vous vous défendez aussi d'une liaison trop importante avec Microsoft cassant de fait votre argumentaire premier: l'indépendance et la sauvegarde des libertés de chacun. 

"Nous avons récemment rajouté de très nombreux serveurs en Europe qui nous permettent d'héberger des centaines de millions de pages internet indexées. Mais oui, c'est vrai qu'à l'heure actuelle pour le cloud nous travaillons avec Microsoft. Nous aimerions travailler plus avec des entreprises et des outils européens mais il faut que tout le monde grandisse encore. Regardez ce que fait OVH ou Deutsche Telekom. Ils sont en train de grandir tout en faisant de la qualité. Nous aussi et à l'avenir, dés que nous le pourrons nous recentrerons nos data en Europe mais aujourd'hui, ce n'est pas encore possible."

Il faut donc vous laisser du temps ?

"Oui, mais il faut aussi légiférer. Notre entreprise est devant la commission européenne pour demander que Google ouvre à la concurrence les systèmes Androïd afin de pouvoir y installer Qwant et autre. Nous y arriverons petit à petit mais ce sera long car il y a plus de 4 milliards d'euros en jeu. Du coup si vous imaginez que des gens me font des articles incendiaires sans que ce soit directement lié... Moi en tout cas je n'y crois pas".