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"On est en colère" : l'impatience des gérants de boîtes de nuit à Châteauroux

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Par , France Bleu Berry

C'est l'une des rares activités qui n'a toujours pas repris en France : les discothèques n'ont aucune perspective de réouverture dans les prochains mois. Une situation qui agace les professionnels. Ils s'inquiètent de la multiplication des fêtes privées et des rassemblements sauvages.

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- © Maxppp - Jens Bttner/dpa/picture-alliance/Newscom

Pas de musique, une piste de danse vide, un silence assourdissant. Les boîtes de nuit sont durement touchées par la crise du Covid-19. Elles ont fermé en même temps le 14 mars en même temps que les restaurants. Mais pour le moment, les discothèques n'ont aucune date de réouverture, aucune perspective. "C'est entre 40 000 et 60 000 euros de pertes par mois, donc c'est énorme depuis déjà quatre mois. Et tout ce qu'on a perdu, on ne le rattrapera jamais", s'inquiète Valentin Pinault, gérant de l'After, boîte de nuit à Châteauroux.

Lui réclame une ouverture déjà provisoire, en accueillant un nombre restreint de fêtards. "Il faut qu'on puisse rouvrir au moins un peu pour pouvoir payer les charges", explique Valentin Pinault.

Un protocole sanitaire déjà bien établi

D'autant que les boîtes de nuit sont prêtes à rouvrir. Ces derniers mois, les professionnels ont réfléchi à un protocole sanitaire. L'idée serait de supprimer la piste de danse. Chaque groupe devrait porter le masque pour entrer dans la discothèque et se verrait désigner une table pour manger, boire et s'amuser et danser. "Les politiques ont une image négative des discothèques. Mais on a quand même des agents de sécurité, des services d'ordre pour rappeler par exemple le respect des règles, du port du masque", insiste Valentin Pinault.

"On a des normes drastiques de sécurité. Nous sommes prêts à rouvrir mais on ne nous donne pas d'informations. On se sent abandonné par l'État", déplore Morgan Laplantine, le directeur de l'After.

Des soirées privées sans aucune protection sanitaire

Ce qui inquiètent les gérants de boîtes de nuit, c'est la multiplication des soirées privées. Des rassemblements sauvages au mépris des règles de prudence sur le plan sanitaire. "On voit sur les réseaux sociaux des soirées privées sans distanciation sociale. Donc ça nous met en colère. Notre ministre de la Santé n'a pas l'air d'être convaincu de l'utilité publique des discothèques. Pourtant, il y en a", explique Morgan Laplantine. Il rappelle la présence d'agents de sécurité dans et devant les discothèques. Des vigiles qui surveillent pour éviter des débordements. "Et même quand il y en a à 6 heures du matin, nos agents sont là, ce sont des professionnels qui peuvent filer un coup de main à la police", ajoute-t-il. 

"Là, le soir, à 2 heures du matin, les jeunes sont dans les rues, ils sont livrés à eux-mêmes. Moi je trouve qu'on laisse les jeunes à l'abandon. À certains endroits, il y a des fêtes sauvages organisées sans aucun encadrement. Il y aura sûrement des comas éthyliques que nous pourrions éviter. Même si on vend de l'alcool, on gère et on ne sert pas une personne qui a trop bu", poursuit le directeur de l'After. "Il y a pour moi une incompréhension. Si les fêtes se finissent au parc de Belle-Isle, je ne suis pas sûr que ça fasse plaisir aux habitants, à la police, au camping", prévient Valentin Pinault.

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